La nouvelle disposition a été annoncée par le ministre du Pétrole et du Gaz, Sosthène Nguema Nguema, en marge de la table ronde ‘’Investir au Gabon sur les énergies », organisée dans le cadre de l’African Energy Week 2025.
L’objectif vise à renforcer la transparence, sécuriser les investissements et attirer davantage de capitaux étrangers dans un secteur stratégique. ‘’Les découvertes que nous avons faites et les recherches géologiques que nous avons entreprises révèlent le potentiel du Gabon. Le gouvernement s’engage à mettre en place un cadre juridique permettant d’explorer en toute sérénité », a affirmé le ministre.
De nouveaux instruments destinés à sécuriser les investissements dans une filière encore sous-exploitée mais au potentiel considérable
Concrètement, le nouveau code pétrolier héritera des dispositions actuelles, mais en ciblant les aspects juridiques propres au pétrole. Le code gazier, lui, introduira des mécanismes spécifiques destinés à sécuriser les investissements dans une filière encore sous-exploitée mais au potentiel considérable.
Cette réforme s’inscrit dans l’ambition affichée par Libreville d’atteindre 200 000 barils/jour de production combinée pétrole-gaz dans les prochaines années. Cette stratégie vise à renforcer les recettes publiques, attirer des capitaux étrangers et consolider la place du pays parmi les producteurs africains de référence.
Exploration et redéveloppement des champs
En parallèle, le pays intensifie la recherche sismique pour mieux comprendre son sous-sol. La Gabon Oil Company (GOC), bras armé de l’État, poursuit le redéveloppement des champs matures et lance de nouvelles campagnes d’exploration, consolidant son rôle de moteur national. ‘’En tant que compagnie nationale, nous avons pour mission d’accroître la production et les revenus de l’État, mais aussi d’anticiper l’avenir par l’exploration », a souligné Emery Lepo, directeur de la stratégie commerciale de la GOC.
Aux côtés de la compagnie nationale, les opérateurs privés renforcent leur présence. Assala Gabon, filiale d’Assala Energy, mise sur un vaste programme de forage et de reconditionnement de ses actifs terrestres. Son directeur général, Edgar Mba Ognane, a annoncé que le champ marginal de N’Gongui entrerait en production au premier trimestre 2026, tandis qu’un nouveau puits exploratoire sera foré dès 2025.
De son côté, le français Maurel & Prom, qui produit environ 16 000 barils/jour au Gabon, a multiplié les investissements pour moderniser ses infrastructures et améliorer les taux de récupération sur ses blocs clés. Avec ce double cadre juridique et l’intensification des explorations, le Gabon entend transformer son potentiel en production effective, tout en diversifiant sa matrice énergétique grâce au gaz.




















