Plusieurs facteurs sont à l’origine des belles performances de la balance commerciale au Gabon. L’on évoque notamment la hausse des exportations (+113,7%), malgré une augmentation moins importante des importations (+20,4%).
Bonne tenue des exportations
En effet, à fin mars 2022, la hausse des exportations est liée à l’augmentation des ventes du pétrole brut (+145,0%) et des produits hors pétrole (+55,1%). Evidemment, les exportations de pétrole sont passées de 389,1 à 953,5 milliards de FCFA au cours de cette période sous-revue. Cette augmentation fait suite essentiellement à la hausse des prix du baril de pétrole gabonais (+60,1% à 98 dollars US à fin mars 2022), confortée par la crise entre la Russie et l’Ukraine.
S’agissant des exportations hors pétrole, elles ont également connu un accroissement de 55,1% à 323,1 milliards de FCFA. Cette hausse est principalement liée à l’augmentation de la demande du sillico-manganèse, de l’huile de palme et du bois sciés et ouvrages.
Suite à l’accroissement de la demande internationale et à la hausse des prix du bois à l’international, les livraisons du bois sciés et ouvrages ont elles aussi augmenté de 120,0% pour s’établir à 194,7 milliards de FCFA,
Il en est de même des exportations d’huile de palme qui ont cru de 141,8% à 11,7 milliards de FCFA. Cela, en raison de la fermeté de la demande extérieure et de la hausse du prix de l’huile de palme (+6,7% à 1 527 dollars à fin mars 2022).
Evolution des importations en valeur
Les importations totales du Gabon ont aussi progressé de 20,4% à 360,1 milliards FCFA, suite à l’accroissement de la commande des biens d’équipements (+36,2%), des biens intermédiaires (+19,4%) et des biens de consommation finale (+19,2%) au cours des trois premiers mois de l’année 2022.
Dans cette mouvance, les achats des biens d’équipements sont passés de 94,7 milliards de FCFA à 128,9 milliards à fin mars 2022. Cette tendance haussière est expliquée par la hausse des investissements (dans le secteur pétrolier et minier notamment) et des prix des matériaux de construction, en dépit de la baisse des commandes des véhicules.
La progression des importations de biens de consommation finale à 139,3 milliards de FCFA est essentiellement consécutive aux commandes des produits alimentaires et produits pharmaceutiques. Toutefois, les commandes des biens d’énergie ont enregistré un recul de 72,3% à 3,8 milliards de FCFA, en relation principalement avec la diminution de la demande des produits dérivés du pétrole.



















