Sous la présidence d’Yvon SANA BANGUI, gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), par ailleurs son président statutaire, le Comité de stabilité financière en Afrique centrale (CSF – AC) s’est réuni en session ordinaire, le 2 décembre 2025, par visioconférence.
A l’occasion, l’instance a pris connaissance de l’évolution et des perspectives du cadre macro-financier, tant à l’échelle mondiale que dons la zone CEMAC au premier semestre 2025. Il a révélé que l’économie mondiale devrait légèrement fléchir en 2025. En outre le taux de croissance réel du PIB réel atteindrait 3% après 3’3% en 2024, en rapport avec la hausse anticipée des droits de douane qui pourraient contribuer à ralentir le rythme des échanges et la persistance des incertitudes géopolitiques internationales
Au niveau de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), le CSF – AC table sur un léger recul de l’activité avec un taux de croissance du PIB réel qui devrait se maintenir à 2,7% en 2024 à 2,6% en 2025. Cette projection repose sur une baisse de l’activité dans le secteur des industries extractives et une légère détérioration des termes de l’échange.
Par ailleurs, le système financier sous régional s’est raffermi au 30 juin 2025. Il s’est traduit par la progression des activités des institutions financières, le prolongement du dynamisme des marchés des capitaux soutenu la forte hausse du volume des transactions interbancaires et les échanges sur le marché financier sous-régional, l’augmentation du volume des opérations sur le marché des valeurs du Trésor ainsi que l’élargissement continu de la base des investisseurs. En revanche, la qualité du portefeuille de crédits des banques et des établissements de microfinances s’est dégradée et les problèmes de liquidités dans les organismes de prévoyances sociales persistent.
Tenant compte des tendances microéconomiques et financières observées, le CSF – AC a estimé que les risques pesant sur la stabilité financière dans la CEMAC devraient être dans l’ensemble modérés mais à la hausse à court terme. Il a en particulier invité les souverains à maitriser leur engagement sur le système financier sous-régional et a recommandé d’accélérer la validation du référentiel de surveillance des systèmes de paiement et règlement et des textes réglementaires, ainsi que de finaliser l’autonomisation des reportings réglementaires dans certains secteurs d’activités.
Examinant les précédentes recommandations, le CSF-AC a relevé des avancées dans la restructuration des institutions du marché financier unifié et dans le cadre réglementaire relutif aux risques opérationnels sur le marché financier sous-régional.
Prenant acte de l’annonce de la clôture du projet de renforcement du cadre d’analyse macro prudentielle de la CEMAC, il a invité son secrétariat à mettre en œuvre les diligences nécessaires au déploiement de la fonction de stabilité financière dons la CEMAC. Le CSF-AC a également rappelé à ses membres, l’importance de remontrer régulièrement et dans les délais requis, les informations sollicitées par son secrétariat.
Il a par ailleurs adopté le calendrier 2026 de ses travaux, notamment l’organisation d’un séminaire d’information à l’attention de ses membres ainsi que ceux du groupe d’experts, et validé les modalités d’élaboration de la Revue de stabilité financière en Afrique centrale (RSF-AC), Edition 2025.



















