Depuis le premier décaissement du Fonds monétaire international (FMI), au titre de la Facilité de crédit rapide (FCR-1) en faveur de l’Etat du Cameroun, au mois de juin 2020, la restructuration de la dette bancaire de la Société nationale de raffinage (SONARA) a observé une avancée significative.
Un accord de restructuration a été trouvé au mois de septembre 2020, avec toutes les banques créancières, représentant environ un tiers de la dette totale de la société qui s’élevait à 731 milliards de francs CFA à fin juillet 2020.
Cet accord reposait sur trois points : un plan d’affaires quinquennal de la société agissant et fonctionnant uniquement comme importateur de pétrole; une soumission à la production d’une lettre de confort de l’État en faveur des banques créancières, qui permettrait à la COBAC d’appliquer à leurs expositions sur la SONARA le traitement prudentiel habituel et préexistant applicable au non-provisionnement des expositions sur l’État ou garanties par l’État. Le troisième point de cet accord garantissait un nouveau prélèvement pour soutenir la société.
Dans ce cadre, le gouvernement a émis la lettre de confort en février 2021, et une nouvelle structure des prix du pétrole est entrée en vigueur en mars (repère structurel). Cette nouvelle structure tarifaire comprend un prélèvement sur les produits pétroliers raffinés importés (47,88 francs CFA par litre) qui sera déposé sur un compte séquestre ouvert à la BEAC pour garantir le remboursement de la dette de la SONARA. Des entretiens sont également en cours, avec les créanciers non bancaires (négociants en pétrole).
Pour rappel, après un incendie survenu le 31 mai 2019, dans quatre de ses 13 unités, la Société nationale de raffinage a suspendu sa production. Depuis lors, elle a cessé de rembourser une partie de sa dette et éprouve des difficultés à honorer ses obligations fiscales.



















