Les nouvelles que renvoie le ministère du Budget et des Comptes publics en matière d’exécution des finances publiques au premier trimestre 2022, sont de nature à rassurer les contribuables malgré quelques incongruités.
En effet, scrutant l’évolution des soldes et des principaux indicateurs, cette administration révèle qu’à la fin du mois de mars 2022, l’exécution des finances publiques a été globalement plus efficiente qu’en 2021.
Elle s’est ainsi caractérisée par sept principaux indicateurs. Le premier porte sur un excédent primaire de 142,8 milliards FCFA, soit 1,4% du PIB contre 0,9% en mars 2021 ; le deuxième, sur un déficit primaire hors pétrole de 2,6 milliards FCFA représentant -0,03% du PIB Hors Pétrole ; le troisième sur excédent budgétaire base ordonnancement de 77 milliards FCFA soit 0,7% du PIB.
Le quatrième indicateur fait également état d’un excédent base caisse de 72,6 milliards FCFA (0,7% du PIB contre 0% du PIB en mars 2021). A cela s’ajoute un plafond des emprunts extérieurs caractérisé par l’exécution de prêts projets pour un montant de 7,9 milliards FCFA, en deçà du niveau enregistré sur la même période en 2021 pour ce qui est du cinquième indicateur.
Les deux derniers indicateurs font respectivement état d’un niveau des recettes fiscales, hors pétrole de 257,3 milliards FCFA contre 233,5 milliards FCFA en 2021 et d’une hausse de l’accumulation des arriérés extérieurs de 13,2 milliards FCFA par rapport à 2021.
En définitive, l’on peut retenir que l’exécution budgétaire mise en place sur le premier trimestre de l’année 2022, a entrainé une accumulation des arriérés de 28% des dépenses ordonnancées, au-delà du critère des 15% fixé par le programme.



















