Dans l’écosystème industriel gabonais, la Zone industrielle spéciale de Nkok constitue déjà un important hub de développement. Mais la construction d’un nouveau port sec dans cet espace industrialo-économique va incontestablement apporter une plus-value indéniable à l’économie nationale.
Cette lecture est développée par le ministre de la Promotion des Investissements, des Partenariats Publics-Privés, chargé de l’Amélioration de l’Environnement des affaires, Hugues Mbadinga Madiya, dans un entretien accordé au Rapport économique 2022-2023.
En effet, « le nouveau port sec de la ZES de Nkok qui s’étendra sur une superficie de 15 hectares avec une capacité de transport estimée à 2500 et 3000 containers par mois est un outil stratégique d’accélération de la performance de ce parc industriel multisectoriel. C’est une plus-value sur l’ensemble de la chaine logistique », souligne-t-il.
De manière spécifique, il aura pour vocation de décongestionner le Port d’Owendo, de fluidifier le trafic dans la ville, de réduire les délais d’exportation de la production des opérateurs économiques, ainsi que de faciliter l’acheminement des besoins en équipements et autres intrants pour les opérateurs de la ZIS de Nkok, renseigne le membre du gouvernement.
En termes de services, la nouvelle infrastructure charrie de belles perspectives. « Nous sommes convaincus qu’à côté des avantages fiscalo-douaniers, les facilités administratives, les services et commodités offerts, le développement des infrastructures dans la zone, ce nouveau port sec est un élément supplémentaire d’attractivité des investisseurs à la ZES de Nkok, conformément à la vision du président de la République, Ali Bongo Ondimba », affirme Hugues Mbadinga Madiya.
Lui qui ne ménage le moindre effort pour promouvoir la destination Gabon sur le terrain des investissements, réitère par ailleurs que le pays jouit d’une gouvernance robuste et d’une économie résiliente et croissante, comme l’illustre de fort belle manière, la période post-crise sanitaire de la pandémie de Covid -19.
Dans ce droit fil, a -t-il poursuivi, « le climat des affaires favorable aux investisseurs marqué par les nombreux incitatifs proposés par l’état et un accès aux marchés régionaux de la CEMAC et de la CEEAC de plus 250 millions de consommateurs sont des facteurs de décision importants qui doivent encourager les promoteurs à venir investir au Gabon ».
Autre atout de taille, l’analyse du secteur des investissements gabonais permet de dégager trois réalités majeures : le positionnement comme plateforme d’affaires de rang mondial ; l’accroissement du soutien à l’investissement par le développement du recours aux PPP et aux financements innovants. La dernière réalité quant à elle porte sur le développement d’une administration moderne fournissant des services y compris les télés services de l’Etat de façon efficace et innovante (l’Aftercare).



















