Fini l’informel pour les auto-entrepreneurs spécialisés dans la transformation des produits de la pêche, notamment l’écaillage de poissons). En effet, le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Pascal Houangni Ambouroue vient de procéder au lancement de cette formation d’écaillage au Capal.
Selon le membre du gouvernement, « Cette formation consiste à professionnaliser cette activité en formant des jeunes gabonais dont le nombre varie entre 1200 et 2000, répertoriés à travers le pays, aux différentes techniques de transformation du poisson, notamment, l’écaillage, étêtage, l’éviscérage, le filetage entre autres ».
Dans ce droit fil, Pascal Houangni Ambouroue a rappelé que la présente formation donnera lieu à un arrêté accordant la priorité d’écaillage de poissons aux jeunes gabonais, a-t-il indiqué. Avant d’annoncer le déploiement d’une démarche en cinq axes. Il s’agit notamment de : l’état des lieux du secteur ; l’articulation juridique ; les partenariats public privé ; le renvoi à la formation ; et enfin l’investissement.
Il convient de noter que cette formation a été assurée par l’expertise de l’entreprise citoyenne Ceca Gadis. Autre détail majeur. Le ministre Pascal Houangni Ambouroue entend travailler dans l’implantation d’un plan d’urgence, d’accélération de la transformation du secteur pêche. Lequel repose essentiellement sur trois axes : l’industrialisation des ressources halieutiques, le développement de la pêche artisanale et l’aquaculture pour la création d’emplois. L’objectif globale étant l’amélioration du secteur pêche et la satisfaction des besoins des consommateurs.
Par la même occasion, Pascal Houangni Ambouroue a procédé à la réouverture du corridor de pêche dans l’Estuaire du Komo, fermé depuis 2015. Située entre Libreville et la Pointe Denis, cette zone devrait permettre d’approvisionner le Centre d’appui à la pêche artisanale de Libreville (Capal) en produit de pêche afin de résoudre la problématique du déficit de poisons sur le marché domestique.
Selon le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, un dispositif sera mis en place. il consistera à limiter le nombre de pécheurs dans cette zone, tout en suivant les activités de tous les pécheurs. Aussi, une opération conjointe avec les administrations associées devra être menée, afin d’interdire les zones de débarquements non identifiées qui font l’objet d’un trafic illicite.
De grandes ambitions pour le secteur
Le secteur de la pêche, au même titre que celui des hydrocarbures, des mines et des métaux, de l’agriculture, et l’agro-industrie, est considérée comme un moteur de croissance dans le Plan d’accélération de la transformation mis en œuvre par le gouvernement gabonais.
Dans ce cadre, la structuration de la filière pêche et de la transformation thonière y va de la volonté de renforcer la souveraineté alimentaire du pays et de développer les filières exportatrices. Raison pour laquelle, le gouvernement s’est engagé à optimiser le droit du travail pour améliorer la compétitivité du secteur mais également de développer l’accès au financement pour le secteur de la filière. A terme, le secteur de la pêche devrait générer 270 milliards de CFA annuellement d’ici à 2025.



















