Développement des infrastructures et dynamisation du secteur privé, protection de la biodiversité, appui des secteurs de l’éducation et de la santé et soutient la société civile…, la toile tissée par l’Agence française de développement (AFD) au Gabon est tellement épaisse et dense.
En matière de projets d’infrastructures routières, l’un de ses domaines d’actions par exemple, au fil des années, l’AFD a accompagné plusieurs projets d’envergures (notamment la route Ndjolé-Médoumane ou le pont Libreville-Owendo) et se concentre aujourd’hui sur le secteur du transport ferroviaire.
Sur le segment ferroviaire, depuis 2016, le Programme de remise niveau (PRN) a permis la réhabilitation partielle des infrastructures et des équipements du Transgabonais, l’unique voie ferrée du pays. En effet, le Transgabonais joue un rôle central dans la connectivité nationale (300 000 personnes transportées chaque année) et le transport de dix millions de tonnes (Mt) annuelles de fret le long d’un corridor stratégique reliant la capitale Libreville à Franceville. En dépit de premiers résultats notables, d’importants investissements publics et privés complémentaires restent nécessaires.
Faut-il le rappeler, le Programme de modernisation et de sécurisation du Transgabonais (PMS) a pour objectif de fiabiliser, de sécuriser et d’augmenter les trafics ferroviaires en rétablissant la capacité nominale de la voie à 16 sillons par jour, au profit de l’ensemble des usages : transport de passagers et de fret minier, forestier et général.
Ainsi, un prêt souverain de l’AFD et une subvention de l’Union européenne (UE), déléguée à l’AFD, permettront de soutenir les infrastructures publiques concédées correspondantes. Filiale du groupe AFD dédiée au financement du secteur privé, Proparco est aussi présente dans l’environnement économique du Gabon via le financement de projets structurants et d’envergure. Outre le financement de la partie superstructure de la voie ferrée du Transgabonais exploitée par la SETRAG (Société d’Exploitation du Transgabonais), Proparco a également financé la cimenterie CIMAF basée à Owendo. La valeur ajoutée de Proparco vient de sa capacité à proposer des prêts de maturité supérieure à 7 ans.
Appui laux secteurs de l’éducation et de la santé
Sur le volet éducation et santé, l’Institution française contribue depuis 15 ans, à améliorer l’accès des populations gabonaises à une offre de qualité. En matière d’éducation, l’AFD est impliquée depuis 2016 dans l’amélioration de la qualité de l’enseignement au bénéfice de 22 000 élèves du premier et du second cycle en finançant le Projet d’investissement dans le secteur éducatif gabonais (PISE), qui a permis à ce jour la construction ainsi que la réhabilitation de 15 établissements dans le grand Libreville, tandis que 12 autres établissements sont actuellement en construction ou extension à Port-Gentil et Libreville.
Il contribue aussi à la rédaction d’une politique nationale de maintenance des établissements scolaires, à la création et la vulgarisation d’un guide de lutte contre les violences en milieu scolaire, à une évaluation du niveau scolaire au Gabon ou encore à la formation des chefs d’établissement.
Protection de la biodiversité
L’AFD s’est historiquement mobilisée au Gabon en faveur de la préservation de ce patrimoine à travers l’Accord de conversion de dettes signé en 2008 et doté de 60 millions d’euros. Les projets financés par l’AFD ont soutenu l’aménagement forestier, notamment la certification du bois et la structuration de la filière. Ils ont également renforcé la politique de conservation du Gabon en contribuant à la gestion du conflit homme-éléphant et à la production de connaissances des ressources naturelles des parcs autour de Libreville.
Cet effort s’est poursuivi par la recherche d’un équilibre entre développement économique, préservation des ressources naturelles et respect des droits des populations. Avec le soutien financier du Central Africa Forest Initiative (CAFI), l’AFD a ainsi apporté son appui technique au développement d’un plan national d’affectation des terres et d’un système national d’observation des ressources forestières.
Soutien de la société civile
En contribution à l’atteinte des objectifs de développement durable du Gabon, l’AFD appuie également des projets identifiés lors d’appels à projets destinés aux ONG, par exemple : les ONG Actions de Solidarité Internationale, Reflet, Cœur de femmes et Femme Lève-toi, qui travaillent sur le lien social et veillent à l’insertion socio-professionnelle de jeunes filles vulnérables ; les ONG Nada et Ngudu Dimbu, impliquées dans la conservation, qui bénéficient de l’appui du programme des petites initiatives financé par le FFEM et mis en œuvre par l’UICN ; WWF Gabon, qui travaille sur les enjeux propres à la biodiversité.
Par ailleurs, plus de 200 personnes, dont certaines ayant accédé à de hautes fonctions, ont bénéficié de formations du Campus AFD, centre de formation de l’AFD, anciennement appelé CEFEB. Ces outils nationaux permettront d’atténuer la déforestation et de mieux encadrer l’expansion de secteurs économiques clés (agriculture, forêts, mines, pétrole, infrastructures). Plus largement, l’implication de l’AFD dans la préservation de la biodiversité du pays contribue aux quatre principaux axes retenus dans le Country Package du Gabon, que sont l’atténuation du conflit homme-faune, la gestion durable des ressources naturelles, la valorisation économique du capital naturel et la recherche scientifique.



















