Le 15 décembre dernier, s’est tenue la première édition des Rencontres de la Biodiversité s’est tenue au parc de la Lékédi. La trame des échanges entre spécialistes a porté sur les engagements Climat et Biodiversité, racines de notre avenir. Cette rencontre a été coorganisée par André Massard, Directeur des relations publiques et de la Communication de la Comilog et Loïse Tamalgo, Délégué Général du Groupe Eramet en Afrique.
A l’occasion, deux panels ont réuni des spécialistes Climat et Biodiversité autour de Michel Stéphane Bonda, ministre délégué Eaux et Forêts. La rencontre a également vu la participation des membres du gouvernement et de ses services environnementaux, des membres de la société civile ainsi que des représentants de Comilog et Setrag qui ont partagé en toute transparence leurs bonnes pratiques en matière de biodiversité.
L’événement a eu lieu au parc de la Lékédi, où depuis 1993 Comilog entretient et développe le plus grand parc animalier clôturé du Gabon. Inaugurée en 2021, la Fondation l’a doté de moyens nouveaux destinés à préserver la biodiversité, à réhabiliter des primates orphelins et à développer la recherche scientifique.
« Le Leadership du Gabon en matière de lutte contre le réchauffement climatique est affirmé par une stratégie nationale face à l’urgence climatique », a rappelé le ministre délégué à son auditoire réuni au parc de la Lékédi, à Bakoumba. Joignant les actes à la parole, il a esquissé les perspectives de la planification climatique du Gabon, un des thèmes qui sera abordé lors du « One Forest Summit », annoncé pour le mois de mars prochain, sur une initiative conjointe du Gabon et de la France.
Un objectif de décarbonation
L’Administrateur directeur général de Comilog, Leod-Paul BATOLO a, quant à lui, rappelé la trajectoire de l’entreprise en matière de décarbonation. Avant d’évoquer le projet de substitution des réducteurs par des bio réducteurs en cours au niveau du Groupe. À terme, la ressource biomasse au Gabon pourrait permettre de produire des bio réducteurs localement.
Il a aussi évoqué la mise en place d’un convoyeur électrique équipé d’un système de récupération de l’énergie potentielle, en substitution des camions de roulage, permettant de réduire les émissions de CO2. Dans ce droit fil, Pierre Gueudet, Directeur Climat chez Eramet a fait savoir que « la décarbonation de nos activités minières et métallurgiques nécessite de faire sauter des verrous technologiques par l’innovation. Cela implique encore plus de recherche et développement », a-t-il déclaré. Avant d’ajouter que « La décarbonation est une course, nous devons accélérer. Notre engagement climat, validé par le Science Based Targets initiative et compatible avec les Accords de Paris, est de baisser nos émissions de CO2 au niveau du Groupe de 40% en 2035 par rapport à 2019 ».
Les racines de notre avenir
Sur la question de la biodiversité, deuxième panel de ces rencontres, c’est Georgette Koko, ancienne vice-premier ministre et ancienne présidente du Conseil économique et social (CES) qui la première a plaidé pour un respect des « racines de notre avenir ».
Pour sa part, Christian Magni, Directeur Général de Setrag a rappelé les enjeux environnementaux liés à l’entreprise et les actions mises en place pour la préservation de la biodiversité. Tandis que Frédérique Desmoulins, experte en biodiversité chez Eramet, a rappelé les précautions que s’impose une entreprise minière et métallurgique, afin d’éviter l’impact, de le réduire, de réhabiliter ou de compenser. « Notre expérience depuis les années 1970, développée en interne et auprès d’experts internationaux, nous permet d’intégrer la préservation de la biodiversité dans notre modèle minier », a -t-il indiqué..
D’autres experts de la biodiversité ont également pris part à ces panels. On cite entre autres, Michel Stéphane Bonda, ministre délégué auprès du ministre des Eaux et forêts, de la Mer et de l’Environnement, ainsi qu’Alexis Lemek, ambassadeur de France au Gabon..
Cet événement se tient en marge de la COP 15 sur la biodiversité qui a débuté le 7 décembre dernier, et à l’approche du « One Planet Summit » prévu en mars 2023 au Gabon, consacré aux enjeux forestiers, au cœur des enjeux climat et biodiversité.



















