La difficile conjoncture macroéconomique dans la CEMAC de l’année 2021 semble désormais se conjuguer au passé. En effet, les experts notent une amélioration de l’activité portée par un environnement extérieur favorable, ainsi que l’existence de risques baissiers qui impose aux autorités d’être vigilantes, si elles souhaitent préserver tant la stabilité que la reprise.
Ils soulignent qu’après sa contraction l’année dernière, l’activité économique se redresse lentement et la croissance devrait atteindre 1,9 % en 2021 et se hisser à 2,8 % en 2022. Des conditions extérieures avantageuses et des efforts d’assainissement budgétaire devraient accroître la viabilité des finances publiques et de la dette.
Dans cette lancée, la dette publique devrait baisser de 3,8 points de pourcentage du PIB en 2021. Quant au déficit courant, il devrait se réduire en 2021 avant de se creuser légèrement sous l’effet d’une baisse des exportations de pétrole en 2022.
En outre, l’inflation est restée modérée en 2021. Malgré une hausse de l’inflation mondiale et des coûts de fret, elle devrait demeurer faible en 2022 à un niveau bien inférieur au critère de convergence régional fixé à 3 %.
Cela étant, les incertitudes quant à l’évolution de la pandémie, le déploiement plus lent que prévu de la vaccination et l’insuffisance du soutien extérieur sont autant de risques baissiers qui pèsent sur les perspectives.
par ailleurs, les autorités nationales mettent tout en œuvre pour intensifier la campagne de vaccination. L’engagement du FMI sous la forme de programmes donnant accès aux tranches supérieures de crédit est indispensable pour catalyser les importantes ressources nécessaires au financement de mesures en complément des politiques nationales — en particulier dans le domaine budgétaire — et des efforts régionaux en faveur de la stabilité macroéconomique et de la croissance.
Cependant, la position extérieure de la CEMAC s’est affaiblie en 2021 et les besoins de financements extérieurs demeurent substantiels à moyen terme. L’objectif relatif aux avoirs extérieurs nets (AEN) de fin juin 2021 n’a pas pu être atteint en raison du montant plus faible que prévu des financements extérieurs fournis par les partenaires pour le développement.
Il convient également de noter que la baisse des AEN depuis juin 2021, a fait plonger cet indicateur à un point bas historique au deuxième semestre. En conséquence, l’objectif initial de fin décembre 2021 ne devrait pas être réalisé non plus.
De plus, l’allocation de DTS a contribué à maintenir les actifs extérieurs bruts à un niveau supérieur à 3 mois d’importations, ce qui reste toutefois nettement inférieur au seuil de 5 moins considéré comme approprié pour l’union monétaire.



















