Le modèle gabonais de la gestion de la filière bois fait des émules. Dans ce cadre le Togo vient de parapher un mémorandum d’entente avec le Gabon, en matière de coopération dans le domaine de l’industrie du bois
La signature de ce mémorandum d’entente a eu lieu ce 02 juillet 2021. L’initiative a été actée par le ministre gabonais en charge des Eaux et Forêts, de la Mer, de l’Environnement, chargé du Plan climat et du Plan d’affectation des terres, le Prof. Lee White, et son homologue togolais en charge de l’Environnement et des Ressources forestières, Katari Foli-Bazi.
Elle procède de la volonté des deux pays de renforcer la coopération en matière de gestion durable de l’environnement et des ressources forestières.
D’une durée de cinq ans, ce mémorandum d’entente vise à faciliter l’importation au Togo des produits de bois gabonais ayant subis la 1er, la 2e ou la 3e transformation.
En outre, il favorise notamment l’ouverture de débouchés de l’industrie gabonaise du bois au marché de construction immobilier en bois togolais, élargi à l’ensemble des pays de l’Afrique de l’Ouest.
De l’avis de Katari Foli-Bazi, « La création, au Gabon, d’une zone industrielle et particulièrement l’ouverture d’usines de transformation de bois est exceptionnelle. Je rappelle que nous partons d’un modèle de conservation de nos ressources forestières vers un modèle de protection, de conservation et d’exploitation de ses dernières. Nous souhaitons nous imprégner du modèle gabonais pour ainsi attirer de nombreux investisseurs dans le secteur du bois et renforcer les échanges entre nos deux pays. »
Pour sa part, son homologue gabonais, le Prof. Lee White a décline fait par le Gabon en la matière « Bien que le Gabon entend aller vers une industrie de 3ème transformation, nous allons continuer à exporter du bois de la 1er et 2ème transformation pour développer notre continent, attirer plus d’investisseurs ainsi que de créer des synergies gagnantes et des emplois en Afrique.», a-t-il déclaré.
Pour rappel, le Gabon est engagé dans un processus de gestion durable de ses forêts. Cet engagement s’est concrétisé par plusieurs engagements. Il s’agit entre autres de l’interdiction d’exploitation des grumes (2009), de la création de la Zone économique spéciale de Nkok qui compte au sein d’elle, un cluster dédié à la transformation de bois et qui est considéré comme une référence mondiale.



















