Le quatrième trimestre de l’année 2025 n’aura pas du tout été d’un bon cru pour la filière bois gabonaise, et spécifiquement l’exploitation forestière. A en croire, la Direction générale de l’économie (DGEPF), dans sa note de conjoncture sectorielle du quatrième trimestre 2025. http://dgepf.ga/23-publications/186-notes-de-conjoncture/187-notes-de-conjoncture/
Au cours de la période sous revue, la production de grumes, mesurée par son indice, aurait chuté de 40,3 % par rapport au trimestre précédent. Cette évolution résulterait des contraintes liées à la saison des pluies qui rend très peu praticables les pistes d’exploitation forestière. De même, la faible disponibilité des wagons aurait accentué la situation. Sur l’ensemble de l’année, la production reculerait de 8,2%, pénalisée par des difficultés d’évacuation et une demande moins dynamique, notamment au niveau de la zone de Nkok.
Selon la DGEPF, l’activité des industries du bois a connu un repli de 6% au quatrième trimestre. Cette atonie s’expliquerait par la perte de part de marché du bois gabonais en lien avec la crise immobilière en Chine et la perte de compétitivité du bois ouvré gabonais face au pin brésilien. Ce dernier, proposé à moitié prix par rapport à l’Okoumé, capterait une part importante de la demande au détriment de l’offre nationale.
Sur une base annuelle, la dégradation serait nettement plus marquée avec une chute de 23,7%. Cette contre-performance serait le produit d’une triple contrainte : l’atonie de la demande globale, la pression concurrentielle accrue d’autres essences tropicales et, sur le plan opérationnel, l’instabilité de l’offre énergétique ayant perturbé les cycles de production.
Sur le segment sciage, au terme du quatrième trimestre 2025, l’indice de production du sciage a gagné 1,5% par rapport au trimestre précédent. Ce regain d’activité s’explique par un frémissement des commandes (commandes intérieures et d’exportation), et une meilleure gestion de stocks de produits finis. Après 12 mois, la production baisse de 28,3%.
Concernant le placage, la production a baissé de 11,6% par rapport au trimestre précédent, lestée par un faible approvisionnement en grumes, une demande moins dynamique soutenue et des perturbations dans la fourniture d’électricité des usines. Il en est de même de la production du contreplaqué qui a fléchi de 3,4% par rapport au trimestre précédent, pénalisée par une demande atone et des coupures d’électricité. Sur une base annuelle par contre, la production s’améliore de 2,9%.


















