L’atelier du 18 septembre 2020 peut être considéré par de nombreux observateurs et experts, comme étant la matrice de ce nouvelle gouvernance forestière dont aspire les pays du Bassin du Congo.
En effet, il a permis d’implémenter un cadre institutionnel et règlementaire pour l’industrialisation de la filière bois dans le Bassin du Congo. Cette rencontre a débouché sur la création d’un Comité régional d’industrialisation de la filière bois (CRIB), l’interdiction d’exporter les grumes au 1er janvier 2022, la création de zones économiques spéciales pour l’implantation d’industries de 1ère, 2ème et 3ième transformation du bois ainsi que sur le développement des plantations forestières. Ces textes avaient été adoptés par le Conseil des ministres de l’UEAC, lors de sa 36ème session ordinaire, le 27 janvier 2021.
L’autre grande date à retentir est celle du 27 juillet 2021. Elle a posé les bases de la stratégie de financement de l’opérationnalisation de ladite stratégie. Seulement, c’est elle qui également acté le report de l’entrée en vigueur de la décision interdisant les exportations des grumes du 1er janvier 2022 au 1er janvier 2023. La raison évoquée étant de mener des réformes préalables y relatives.
Effectivement, la décision d’interdire d’exporter les grumes au 1er janvier 2023 entrainera inévitablement une baisse considérable des recettes fiscales forestières. Dans cette perspective, la Commission de la Cemac a organisé une série d’ateliers pour préparer les Etats à adapter leurs structures fiscales à cette nouvelle donne.
Cette série d’ateliers s’est appesantie, dans un premier temps, sur la certification forestière avec la collaboration de l’Association technique internationale des bois tropicaux (ATIBT), du secrétariat technique du CRIB et le secteur privé.
Pour mettre tout le monde soit au même niveau d’information, un second atelier portant sur la fiscalité incitative ou écologique a également été organisé à l’endroit des fiscalistes et des douaniers des pays membres du CRIB et le secteur privé.
Il avait été réalisé avec l’appui technique du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) et de l’Organisation international des bois tropicaux (OIBT).



















