Les forêts du Gabon absorbent environ 140 millions de tonnes de CO2 par an, compensant ainsi largement les émissions du pays. Le Gabon a bénéficié d’une reconnaissance internationale pour sa performance dans la préservation de ses forêts tropicales, restées pratiquement intactes. Le pays a ainsi reçu une rémunération pour la réduction des émissions à travers un accord de Réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts (REDD+) de 150 millions d’USD conclu avec l’Initiative pour la forêt de l’Afrique centrale (CAFI).
Le pays a également conclu un échange dette-nature en août 2023, à travers une émission d’obligations bleues. Cependant, les mécanismes internationaux de financement des forêts sur pied en sont encore à un stade embryonnaire, et la recherche de mécanismes de rémunération équitables à l’échelle mondiale se poursuit.
Reconnu mondialement pour son rôle dans l’absorption du carbone, le Gabon s’est engagé à préserver son statut de zéro émission nette jusqu’en 2050 et se concentre sur la réalisation de ses objectifs de développement à court terme. Le pays s’est attaqué de manière proactive aux risques liés au changement climatique à travers la création d’un Conseil national climat en 2010 et l’adoption des plans et des lois nationaux sur le climat.
Dans sa deuxième Contribution déterminée au niveau national (CDN), le Gabon a pris l’engagement de maintenir une absorption annuelle nette de carbone d’au moins 100 millions de tonnes au-delà de 2050, avec un appui en termes de financement mondial dédié à la lutte contre le changement climatique.
Les secteurs en transition, tels que la foresterie, l’agriculture, l’urbanisme, la santé et l’énergie, joueront un rôle crucial dans l’adaptation au changement climatique, en offrant des opportunités de création de nouveaux revenus et d’emplois à travers l’adoption de technologies innovantes et de nouveaux types d’instruments financiers.
Parallèlement, la transition vers une économie à faibles émissions de carbone pourrait affecter de manière disproportionnée les populations les plus vulnérables, en entraînant une hausse des prix à la consommation et des pertes d’emplois dans les secteurs à fortes émissions de carbone. Il serait donc essentiel de garantir une transition socialement juste en mettant en place une protection et un appui adéquats afin de pouvoir soutenir les populations les plus vulnérables, d’autant plus que le pays joue un rôle d’absorbeur net de carbone et de fournisseur de services climatiques essentiels à l’échelle mondiale.



















