Le nouveau cadre opérationnel adopté par le CPM entré en vigueur en juin 2018, et associé au relèvement du taux de facilité de prêt marginal, a amené les banques à s’échanger davantage de la liquidité dans le marché interbancaire.
Bien que des efforts restent à fournir, il faut noter que les montants échangés actuellement dans ce marché ont cru d’une façon exponentielle malgré la fragmentation du marché.
En effet, il a été observé une forte augmentation du volume cumulé des transactions interbancaires, se situant à 941 milliards au 31 décembre 2018 contre 25,4 milliards deux ans plutôt.
De plus on observe une recrudescence des montants échangés tant au niveau national que régional et même entre les groupes bancaires différents. Toutefois il existe encore une crise de confiance dans ce marché qui limite les transactions entre certaines banques et amène la BEAC à accompagner temporairement les banques qui ne parviennent pas à obtenir de la liquidité sur l’interbancaire.
Au total, la BEAC a poursuivi en 2018, le resserrement de sa politique monétaire et a mis en place un ensemble de mesures pour redynamiser le marché interbancaire et améliorer la situation des réserves de changes.
Dans l’ensemble, ces mesures, combinées à celles prises par les Etats et à une meilleure tenue des cours des matières premières ont contribué à l’embellie observée au cours de 2018.
Cependant, des efforts restent encore à fournir afin de renforcer les mécanismes de transmission de la politique monétaire. Ces efforts incombent tant à la Banque Centrale, qu’aux banques commerciales, et même aux Etats qui devraient par leurs politiques budgétaires, accompagner les réformes entreprises par la BEAC.
Alexandre Le-grand





























