Sous la présidence d’Abbas Mahamat Tolli, gouverneur de la BEAC par ailleurs son président statutaire, le CPM a examiné l’évolution récente de la conjoncture économique, ainsi que les perspectives macroéconomiques mises à jour tant au niveau international que sous-régional.
Au plan sous-régional, le CPM a pris acte de la révision à la hausse des prévisions de croissance pour 2022, principalement en relation avec l’évolution favorable des termes de l’échange de la Cemac et du dynamisme de tous les secteurs d’activités.
Plus spécifiquement, les nouvelles prévisions tablent sur quatre indicateurs : un taux de croissance du PIB réel de 3,5 % en 2022 et de 3,3 % en 2023, contre 1,5 % en 2021, une accélération des pressions inflationnistes, en moyenne annuelle à 3,8 % en 2022 et à 3,6 % en 2023, contre 1.6 % un an plus tôt.
A cela s’ajoutent, un excédent du solde budgétaire base engagements, hors dons à 1,2% du PIB en 2022, avant de redevenir déficitaire à -0,1 % du PIB en 2023, contre -2,2% du PIB en 2021 et un solde du compte courant, transferts inclus, également excédentaire à 4.6 % du PIB en 2022 et de 2,2 % du PIB en 2023, contre -1,4 % du PIB en 2021.
S’agissant du volet monétaire, le taux de couverture extérieure de la monnaie remonterait à 74,4% en 2022, après 64,0% en 2021. Tandis que les réserves de change croîtraient légèrement à 3,59 mois d’importations de biens et services à fin décembre 2022, contre 3,55 mois à fin décembre 2021
Ainsi, compte tenu des perspectives macroéconomiques de la Cemac à court et moyen termes, et malgré la persistance des risques, particulièrement au plan de la stabilité interne de la monnaie, le CPM a décidé de maintenir inchangés les principaux instruments de la politique monétaire, à savoir : Taux d’intérêt des appels d’offres à 4,00 % ; Taux de la facilité de prêt marginal à 5,75 % ; Taux de la facilité de dépôt à 0,00%. Quant aux coefficients des réserves obligatoires ils sont fixés à 7,00 % sur les exigibilités à vue et à 4.50% sur les exigibilités à terme.
Au titre de l’environnement économique international, le CPM a pris note de l’accélération des tensions inflationnistes et de la détérioration progressive des perspectives économiques mondiales, en lien avec la guerre en Ukraine, qui nourrissent actuellement de fortes craintes de récession dans plusieurs pays.
A cet égard, la Banque mondiale prévoit un net ralentissement de l’économie mondiale, avec une croissance abaissée à 2.9% en 2022 après le rebond de 5,7 % en 2021.



















