A fin mai 2019, le volume des transactions interbancaires s’est établi à 377,1 milliards de FCFA contre 72,8 milliards un an auparavant, selon la BEAC.
Cependant, souligne le Banque centrale dans son rapport sur la politique monétaire, de la sous-région, la persistance de la méfiance sur ce marché limite les opérations malgré la signature et l’approbation par la BEAC de plus de 90 conventions-cadre de pension-livrée et la réalisation des tests d’utilisation de cette technique de mobilisation des ressources.
Cette situation se traduit notamment par une forte dépendance de certaines banques à besoin structurel de liquidité aux ressources banque centrale. Ces dernières ont du mal à mobiliser des liquidités sur le compartiment interbancaire.
D’où les mesures envisagées pour les inciter à redresser progressivement leur situation afin de moins contraindre la mise en œuvre de la politique monétaire et rassurer davantage leurs potentiels contreparties sur le marché interbancaire. Il y a lieu de préciser qu’au cours de la période allant du 31 mai 2018 au 31 mai 2019, 55 opérations (8 en 2018 et 47 depuis janvier 2019), d’un montant global de 702,3 milliards, ont été enregistrées.
Cependant, la tendance observée sur le compartiment interbancaire reste fragile, dans la mesure où, à ce stade, les opérations concernent principalement une vingtaine d’établissements de crédit sur plus de cinquante implantés dans la zone. Par ailleurs, l’essentiel des transactions sont des renouvellements d’opérations arrivées à échéance.
Au cours de la période analysée, les opérations interbancaires à différentes échelles toutes échéances et contreparties confondues, se sont dénouées avec des taux d’intérêt oscillant entre 2,45 % et 8,50 % et pour des maturités variant entre 2 et 180 jours. Au 31 mai 2019, le taux interbancaire de référence (TIMP à 7 jours à blanc) s’est élevé à 4,25%, en augmentation par rapport à sa valeur observée à la même période en 2018 (3%).





























