Depuis le début de la crise sanitaire liée à la Covid-19, le système bancaire de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) a globalement poursuivi son activité de financement de l’économie malgré de fortes incertitudes sur le plan macroéconomique.
La Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) se veut d’ailleurs plus explicite dans sa Lettre de la recherche du premier semestre 2021. Cet instrument dresse en effet, une évaluation des mesures adoptées par la Banque en riposte à la pandémie de Covid-19.
L’on peut ainsi retenir qu’entre mars 2020 et février 2021, l’encours des crédits de la BEAC à l’économie sous régionale s’est accru de 7 785,6 milliards de FCFA à 8 309,6 milliards FCFA.
Plus particulièrement, le financement du secteur privé a été maintenu avec un encours des crédits qui est passé de 6 557,7 milliards à 6 845,4 milliards sur la période de référence.
Il ressort également que la qualité du portefeuille des établissements de crédit de la CEMAC s’est légèrement améliorée durant la crise de la Covid-19.
En effet, alors que le taux des prêts non performants dans le système bancaire de la zone s’établissait à 22,2% à fin décembre 2019, il s’est situé à 21,8% au 31 mars 2021, avec un pic observé juin 2020 (24,1%).
Il y a également lieu de signaler que dans le cadre de sa stratégie de riposte à la COVID-19, la Commission bancaire d’Afrique centrale (COBAC), a pris des mesures d’allègement des règles de déclassement des crédits.
Ces mesures, entrées en vigueur en juillet 2020 auraient contribué au repli du taux des créances en souffrance observée à partir de septembre 2020.
Pour rappel, compte tenu des éventuels effets néfastes de la crise sanitaire liée à la COVID-19 sur les économies de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), la majorité des établissements de crédit de la zone avait anticipé une détérioration de la qualité de leurs portefeuilles de crédit en même temps, qu’il envisageait un resserrement de leurs conditions d’octroi de crédit, particulièrement envers les PME et les ménages.
Par ailleurs, ces établissements de crédit avaient estimé que la dégradation attendue des comptes publics et l’anticipation de la baisse des financements extérieurs allaient induire un recours massif des Etats de la CEMAC aux émissions des titres publics pour combler le gap de financement.



















