La Hausse des cours du pétrole peut à la fois être néfaste et en même temps lucrative pour un Etat. Le Tchad serait-il en train de l’apprendre à ses dépends. A chacun d’apprécier. Toutefois, le pays de Mahamat Idriss Deby Itno devrait encore un peu patienter, avant de pouvoir bénéficier d’un éventuel traitement de sa dette.
C’est la décision prise par le comité de ses créanciers. Elle fait suite à l’examen des derniers développements de la situation macroéconomique et financière du pays.
Autrement dit, expliquent-ils, « aucun allègement de la dette du pays, de la part des créanciers bilatéraux officiels n’était actuellement nécessaire, compte tenu de la hausse des prix du pétrole depuis l’adoption du programme de qualité de tranche supérieure de crédit du FMI par le Conseil d’administration le 10 décembre 2021 ».
Lueur d’espoir
Malgré tout, le comité des créanciers s’est engagé à se réunir à nouveau et à examiner la nécessité d’un traitement de dette dans le cas où un déficit de financement est identifié, conformément au « cadre commun pour le traitement des dettes au-delà de l’Initiative de suspension du service de la dette (ISSD).
À cette fin, le comité des créanciers est en train de finaliser un protocole d’accord. En outre, le comité des créanciers a réitéré que les autorités tchadiennes devront rechercher auprès de tous les créanciers bilatéraux privés et autres créanciers officiels des traitements de dette à des conditions au moins aussi favorables que celles qui seront mises en œuvre par le comité des créanciers si un traitement de la dette s’avère nécessaire.
Le comité des créanciers se félicite du soutien des banques multilatérales de développement (BMD) au développement du Tchad et les encourage à maximiser leur soutien au Tchad pour répondre à ses besoins financiers à long terme.
Le comité des créanciers exhorte le principal créancier privé du Tchad à réaffirmer son engagement à fournir un traitement de dette pendant le programme du FMI, dans le cas où un déficit de financement est identifié, conformément à l’approche décrite ci-dessus pour le comité des créanciers, à des conditions au moins aussi favorables que celles convenues par les membres dudit comité.
Il exhorte également le principal créancier privé à remédier aux vulnérabilités de dette qui subsistent en raison de son mécanisme de remboursement accéléré.
Pour rappel, les membres du comité des créanciers pour le Tchad sont des représentants des gouvernements de l’Arabie saoudite, de la Chine, de la France et de l’Inde. L’Arabie saoudite et la France coprésident le comité des créanciers. Tandis que les représentants du Fonds monétaire international et du Groupe de la Banque mondiale prenaient part à cette réunion en tant qu’observateurs.



















