Le Rapport sur la politique monétaire de la Banque des Etats de l’Afrique centrale du mois de décembre 2025, donne des indicateurs satisfaisants en matière de trésorerie des banques de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).
Selon cette institution financière, la trésorerie des banques de la CEMAC a, en effet, augmenté de 898 milliards de FCFA, soit +11,7 % par rapport à la situation prévalant douze mois plus tôt. À cette date, les emplois de trésorerie ont progressé de 11,7 %, pour s’établir à 12 328 milliards de FCFA sur une année. Lesquels sont constitués des titres de placement et de transaction (57 % contre 52,3 % un an plus tôt), des opérations à terme (8,2 %) et des opérations à vue (33,0 %).
Quant aux ressources de trésorerie, elles se sont établies à 3,6 milliards, en progression de 34,7 %. Elles sont constituées de ressources à terme à concurrence de 78,0 % et de ressources à vue à hauteur de 22,0 %. La qualité du portefeuille de crédits s’est légèrement améliorée sur un an. Bien que les créances en souffrance aient augmenté en valeur à 2 225 milliards de FCFA, soit une hausse de 6,5 %, leur poids relatif a reculée à 16,6 % des crédits bruts (contre 17,4 % un an plus tôt), sous l’effet d’une progression plus rapide des crédits et d’un renforcement des provisions, ce qui a également contribué à la baisse du taux de dégradation net.
S’agissant de la liquidité bancaire, au cours des mois de juillet à octobre 2025, les réserves brutes du système bancaire de la CEMAC, avant les opérations de politique monétaire, ont régressé de 187,70 %, passant d’un excédent de 406,5 milliards de FCFA à un déficit de 356,5 milliards de FCFA en octobre 2025. La diminution de la liquidité injectée à travers les Facteurs autonomes de la liquidité bancaire (FALB), dont le solde moyen est revenu de 1 154 milliards de FCFA en juillet 2025 à 805 milliards trois mois plus tard (-349 milliards), a contribué à la baisse des réserves brutes du système bancaire.
Par ailleurs, l’évolution du solde des FALB, a été principalement soutenue par le recul des avoirs extérieurs nets, et dans une moindre mesure par la hausse de la circulation fiduciaire. En effet, les effets restrictifs sur la liquidité du système bancaire, induits par les dynamiques de ces deux facteurs, n’ont pas pu être contrecarrés par les effets expansifs découlant de l’accroissement des autres facteurs (créances nettes sur les gouvernements et autres postes nets).
Concernant les réserves obligatoires, le montant moyen mensuel à constituer par les assujettis a augmenté de 10,3 milliards par rapport à juillet 2025, pour s’établir à 1 228,2 milliards de FCFA en octobre 2025. Pour ce même mois, l’encours moyen des réserves libres du système bancaire (573,8 milliards) a représenté 46,8 % des réserves requises contre 55,2 % un an auparavant. Le nombre d’établissements de crédit en déficit de constitution des réserves obligatoires a reculé de huit à six entre juillet et octobre 2025.
En déduisant les réserves obligatoires des réserves brutes, avant les opérations de politique monétaire, le déficit de liquidité du système bancaire s’est creusé sur la période sous revue, passant de 817,1 milliards à 1 589,3 milliards de FCFA entre juillet et octobre 2025.
Pour combler ce déficit, la BEAC a augmenté l’encours de ses avances au système bancaire. En effet, sur le compartiment des interventions de la Banque centrale sur le marché monétaire, l’encours moyen mensuel des injections dans le système bancaire est ressorti à 2 167,3 milliards de FCFA en octobre 2025 contre 1 386,6 milliards trois mois plus tôt, en augmentation de 56,31 % (780,7 milliards). Ces concours sont constitués : des opérations principales d’injection de liquidités dont l’encours moyen a progressé de 451,3 milliards à 714,5 milliards de FCFA ; des avances au titre de la facilité de prêt marginal dont le volume est passé de 812,4 milliards à 1 344,3 milliards de FCFA ; des avances intra-journalières qui ont baissé de 13,4 milliards à 8,8 milliards de FCFA ; et des avances octroyées via le guichet spécial de refinancement qui ont diminué



















