Selon les prévisions de mars 2025 du Rapport sur la politique monétaire (RPM) publié par la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), la production de pétrole brut de la CEMAC devrait demeurer globalement stable, avec un léger repli estimé à -1,78 % à 38,7 Mt en 2025. Ce recul s’explique en partie par la maturité des champs pétroliers dans la grande majorité des pays producteurs de la zone.
Le recul de la production pétrolière en 2025 devrait être porté principalement par le Cameroun, dont la production baisserait de 9,38 % en glissement annuel pour s’établir à 2,9 Mt. La part du pays dans la production régionale s’en trouverait réduite passant de 8,12% % en 2024 à 7,49 % en 2025.
Une dynamique similaire est attendue en Guinée équatoriale, avec une contraction annuelle de 7,69 %. Au Gabon, bien que le pays dispose de la sixième réserve de pétrole brut au monde (3,68 Mds de barils selon (l’ITIE) et malgré des investissements importants engagés en 2024 pour développer de nouveaux forages et optimiser les puits existants, la production devrait également fléchir, de 1,72 % par rapport à 2024.
En contraste, la dynamique reste positive au Congo, principal producteur de la zone. La production y atteindrait 13,3 Mt en 2025, soit 38,7 % du total régional, en progression de 1,53 % sur un an. Le Tchad afficherait quant à lui une relative stabilité, avec une production attendue à 7,6 Mt, représentant 19,64 % de la production régionale.
Sur la même période, la production de gaz poursuivrait une tendance haussière observée ces dernières années avec des volumes atteignant 6,94 Mt en 2025, contre 6,88 Mt en 2023. Elle pourrait s’affirmer comme un levier clé de diversification pour plusieurs économies de la région.
Au Congo – l’une des principales réserves de gaz naturelle en Afrique subsaharienne – cette hausse serait particulièrement marquée, avec des volumes projetés à 700 000 tonnes en 2025 contre 29 400 tonnes en 2023, ce qui ferait grimper sa part dans le total CEMAC à 10 % contre 0,43 % en 2023.
Cette prévision pourrait s’expliquer en partie par le déploiement en 2024, de deux usines flottantes de liquéfaction de gaz naturel par l’opérateur italien ENI d’une capacité de 0,6 Mt et 2,5 Mt.
Le Cameroun, après une contraction en 2024, verrait sa production de gaz remonter à 1,7 Mt en 2025 confirmant une reprise de 23 % sur un an. Cependant, la Guinée équatoriale qui était autrefois responsable de 71 % de la production régionale de gaz, verrait sa part tomber à 59 % en 2025 avec 4,1 Mt produites, tout en restant le principal producteur de la zone. Avec le Cameroun, la production cumulée de ces deux pays représenterait 84,97 % de la production de région.
Enfin, au Gabon – où un important projet de liquéfaction nearschor d’un milliard de dollars porté par l’entreprise Perenco est en cours de réalisation et aura une capacité de 0,7 mt les volumes sont également attendus en progression, de 12 % en 2025.
Avec le service économique régional de Yaoundé



















