Les autorités gabonaises viennent de conclurent un accord au titre du Mécanisme élargi de crédit (MEDC) avec le Gabon. Cet exercice a été assorti d’une feuille de route bien spécifique.
Le passage aux fourches caudines du Fonds monétaire international (FMI) n’a jamais été une sinécure quel que soit le pays, et particulièrement pour ceux en développement. Pour son nouveau deal avec l’institution de Breton Woods, le gouvernement gabonais devrait une fois de plus, composer avec cette évidence, en mettant en œuvre les exigences parfois douloureuses et draconiennes de ce partenaire multilatéral.
Dans ce cadre, les autorités gabonaises se sont engagées de prendre des mesures importantes, notamment dans la Loi de finances rectificative pour 2021, pour réduire les dépenses fiscales et accélérer la numérisation de l’administration fiscale.
Du côté des dépenses, le Fonds s’attend à des réformes visant à contenir les dépenses courantes, à améliorer la gouvernance des dépenses publiques, tout en continuant à renforcer la protection sociale des populations les plus vulnérables.
En effet, selon les services du FMI, l’amélioration de la gouvernance et la mise en œuvre des réformes structurelles s’avèrent essentiels pour jeter les bases d’une croissance forte, durable et inclusive.
En matière des finances publiques par exemple, le Fonds préconise des signaux forts pour améliorer la gestion des finances publiques, renforcer la maîtrise de la dette, réduire les risques budgétaires, et accroître la transparence dans la gestion des entreprises publiques et dans le secteur pétrolier.
Dans ce droit fil, les autorités se sont notamment engagées à mettre tout en œuvre, pour rejoindre l’initiative pour la transparence des industries extractives d’ici décembre 2021. Il en est de même du renforcement des efforts de lutte contre la corruption, le développement du secteur financier et la promotion d’un environnement propice aux affaires sont également des priorités essentielles.
Le dernier engagement pris par le gouvernement gabonais, porte sur l’utilisation des leviers des finances publiques afin de favoriser la transition écologique du pays.



















