Dans un communiqué y relatif, le ministère de l’Economie et de la Relance revient sur les enjeux ainsi que les contours ayant favorisé le succès de cette opération. L’on apprend ainsi que la réussite de cette opération, menée dans un contexte de hausse des taux précipités des autorités monétaires américaines, s’explique par le taux de participation record au rachat s’établissant à plus de 90% de l’encours résiduel ou 95% de l’encours original de l’instrument à échéance 2024.
En outre, le rendement fixé à 7% traduit une performance exceptionnelle par rapport aux conditions de marché et en particulier celles qui s’appliquaient aux émissions existantes du Gabon.
D’autres détails ont joué en faveur de la souscription des bailleurs souligne le ministère de l’Economie. Il s’agit entre autres, de l’accord triennal 2021-2023 conclu avec le Fonds monétaire international (FMI) en appui à la mise en œuvre du Plan d’accélération de la transformation (PAT), le renforcement du dispositif de bonne gouvernance.
A cela, s’ajoutent, la revue à la hausse de la note souveraine du Gabon (B- contre CCC) par l’agence de notation Fitch Ratings et la ré-adhésion du pays à l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) figurent parmi les arguments qui ont joué en faveur de la souscription des bailleurs.
Il importe enfin de relever que le montant mobilisé sera affecté au rachat de manière anticipée de plus de 90% de l’encours résiduel de l’émission arrivant à échéance en 2024 d’un montant de 736 millions de dollars US ou 420 milliards de francs CFA, précise le ministère de l’Economie.
Sur un tout autre plan, cette nouvelle levée de fonds ne manquera pas d’avoir son effet sur le stock de la dette publique du pays, d’ailleurs déjà bien considérable. En effet, selon les données de la direction générale de l’Economie et de la politique fiscale, au terme du premier semestre 2021, l’encours de la dette publique du pays se situait à 6539,9 milliards de FCFA.
Cette hausse, selon la direction générale de l’Economie et de la politique fiscale, est imputable à l’accroissement de l’encours de la dette intérieure qui s’élevait à 2464,5 milliards de FCFA, et extérieure estimée à 4075,5 milliards de FCFA au cours de cette période sous-revue.



















