Les réformes économiques étaient récemment au cœur des échanges entre le Directeur général adjoint du Fonds monétaire international (FMI), Kenji Okamura et les responsables de la Communauté économique et monétique de l’Afrique centrale (CEMAC). C’était à travers des exposés sur deux thématiques : « Réformes structurelles pour une croissance inclusive et diversifiée » et « Mobilisation des recettes fiscales non pétrolières pour créer un espace budgétaire pour des dépenses productives et sociales ».
D’après Kenji Okamura, les pays de la Cemac devraient redoubler de vigilance pour accroître leurs recettes fiscales. Pour ce faire, il est important qu’ils diminuent les exonérations fiscales généralisées et mettent fin aux régimes spéciaux. Il a également décrié la faiblesse des échanges commerciaux entre les pays ayant la même monnaie.
D’après le DGA du FMI, il est important pour les pays de diversifier leur économie afin de ne plus trop dépendre des industries extractives. Une solution est toute trouvée, celle la transformation des produits agricoles. L’accélération du développement du secteur financier est aussi une piste.
Faisant la radioscopie économique de la région, Kenji Okamura a fait savoir que « le contexte mondial actuel est rempli d’incertitude pour les pays de la CEMAC. Cette région, fortement dépendante des exportations de pétrole, a certes tiré profit de la hausse des prix mondiaux du pétrole, mais fait face à une flambée de l’inflation domestique, en raison de facteurs externes ».
Selon lui, « Le principal défi sera de maîtriser l’inflation et de préserver la stabilité budgétaire et externe, sans mettre en danger la reprise naissante. Cela exige d’élaborer une stratégie visant à maintenir la stabilité macroéconomique, tout en protégeant les populations les plus vulnérables et en renforçant la sécurité alimentaire. Les pays de la région doivent profiter des prix élevés du pétrole pour économiser une partie de des recettes pétrolières exceptionnelles et constituer des réserves de change. En même temps, la politique monétaire doit anticiper et contrôler l’inflation ».
Le cadre du FMI a par ailleurs préconisé des pistes pour juguler certains défis. Il par exemple évoqué le rôle du secteur privé qui, selon lui, « devrait devenir le moteur de la croissance mais les gouvernements ont aussi un rôle crucial à jouer en améliorant le climat des affaires, en entreprenant des réformes structurelles et en construisant de grandes infrastructures publiques qui permettront aux entreprises de prospérer ».
Pour garantir une économie diversifiée, il s’avère également judicieux « de continuer de renforcer le capital humain grâce à l’éducation et des emplois valorisants. Les possibilités commerciales au sein de la région de la CEMAC sont immenses. Pour les concrétiser, les obstacles au commerce doivent être réduits. Accélérer le développement du secteur financier en veillant à ce qu’il soit ouvert au plus grand nombre contribuerait aussi grandement à élargir l’intermédiation financière et à soutenir l’activité des entreprises »., a-t-il déclaré. Avant de dire toute sa satisfaction quant à l’idée de renforcer davantage, la relation entre le FMI et la région de la CEMAC et ses institutions.



















