Selon le rapport de la Braque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), l’évolution de la masse monétaire de la CEMAC et de ses contreparties à fin mars 2021 a été marquée par trois principaux indicateurs. Il s’agit d’un repli des avoirs extérieurs nets du système monétaire de 48,6 % ; d’une expansion des créances nettes du système monétaire sur les États et par d’une hausse des crédits à l’économie.
S’agissant particulièrement des crédits à l’économie, ils sont passés de 7 785,6 milliards à 8 380,0 milliards, soit une progression de 7,6 %. Selon la BEAC, cette évolution est liée à celle des concours aux institutions financières non monétaires (1,0 point de pourcentage), aux entreprises publiques non financières (contribution de 2,4 points de pourcentage) et au secteur privé non financier (4,3 point de pourcentage).
En définitive, les disponibilités monétaires et quasi-monétaires se sont accrues de 10,4 % pour s’établir à 13 603,5 milliards à fin mars 2021, contre 12 324,2 milliards un an auparavant.
En termes de contributions, les créances nettes sur les États et les crédits à l’économie ont eu une influence positive sur l’évolution de la masse monétaire au sens large (M2) à hauteur respectivement de 15,3 points et 4,8 points.
Les avoirs extérieurs nets ont contribué négativement à cette évolution (-11,3 points). Tandis que la contribution des ressources non monétaires a été de -1,6 point. Toutes les composantes ont contribué positivement à l’expansion de la masse monétaire, avec 2,4 points pour la monnaie fiduciaire, 3,8 points pour la monnaie scripturale et 4,2 points pour les dépôts à terme monétaires.
De l’analyse de l’évolution des crédits par maturité, il ressort une progression des crédits à différentes maturités, avec 4,5 % pour les crédits à long terme, 14,4 % pour les crédits à moyen terme et 3,2 % pour ceux à court terme. Les contributions des crédits à court, moyen et long termes à l’expansion des crédits à l’économie sont respectivement de 1,2 point, 3,6 points et 0,1 point.



















