Le Bureau de l’économiste en chef pour la région Afrique vient de publier son rapport Africa’s Pulse. Ce document réalisé sous la direction d’Albert G. Zeufack revient sur l’avenir du travail en Afrique ainsi que sur le nouveau paysage numérique à l’ère du Covid.
Examinant la reprise en Afrique subsaharienne pour la période post-Covid, le rapport indique qu’’elle devrait se faire à plusieurs vitesses, avec des variations considérables selon les pays. Ainsi, le Nigéria, l’Afrique du Sud et l’Angola, les trois plus grandes économies de la région devraient enregistrer un retour de la croissance en 2021, en partie à cause de prix plus élevé des produits de base, mais cette reprise devrait rester morose.
Selon les projections, la croissance devrait revenir à 1,4 % au Nigéria, 3,0 % en Afrique du Sud, et 0,9 % en Angola. L’anémie des perspectives de croissance à court terme et le déploiement lent du vaccin dans les plus grandes économies vont peser sur les perspectives pour la région.
Sans le Nigéria, l’Afrique du Sud et l’Angola, les projections d’activité pour le reste de la région signalent une croissance plus robuste. Les pays pauvres en ressources naturelles, comme la Côte d’Ivoire et le Kenya, et les économies tributaires du secteur minier, comme le Botswana et la Guinée, devraient enregistrer une croissance robuste en 2021, tirée par un rebond de la consommation et des investissements privés, alors que la confiance se renforce et les exportations reprennent.
Le retour progressif des touristes, à mesure que les efforts de vaccination s’intensifient dans le monde entier, devrait favoriser une reprise modérée dans les économies fondées sur le tourisme, y compris le Cap-Vert et l’île Maurice. Cependant, le redressement devrait rester modeste chez les exportateurs de pétrole, en raison de faiblesses structurelles et de l’existence de problèmes sécuritaires qui aggravent l’impact de la pandémie.



















