Exit la Confédération patronale gabonaise (CPG), place à la Fédération des entreprises du Gabon (FEG). Autrement dit, Henry Claude Oyima met en exécution son plan de restructuration et de redynamisation du patronat gabonais. C’est le moins que au terme de l’Assemblée générale extraordinaire de la Confédération patronale gabonaise (CPG) tenue, le lundi 10 octobre 2022, à l’hôtel Radisson Blu de Libreville.
Côté cour, ce sont plus de 500 entreprises qui ont répondu présent à cette importante rencontre, marquée par la présence de la Première ministre, Rose Christiane Ossouka Raponda et de plusieurs membres du gouvernement.
Côté jardin, les travaux conduits par son président Henri-Claude Oyima, ont porté sur six points essentiels : La feuille de route du nouveau bureau exécutif ; Le changement de dénomination sociale ; Le changement de l’identité visuelle ; La nouvelle structure organisationnelle ; Le transfert du siège social ; et la situation financière de l’institution au 31 juillet 2022.
Au cours de ces assises, l’Assemblée générale a approuvé la feuille de route telle que présentée avec ses 4 axes prioritaires : La prévoyance sociale ; la dette intérieure ; la parafiscalité ; et l’impact négatif des subventions sur le développement des infrastructures et l’investissement public.
L’Assemblée générale a également approuvé, à l’unanimité, le changement de la dénomination sociale de l’institution. Initialement dénommée Confédération patronale gabonaise en abrégé CPG, l’institution prend désormais la dénomination de Fédération des Entreprises du Gabon en abrégé « FEG ». Une nouvelle charte graphique a également été adopté avec pour objectif de donner une nouvelle identité visuelle.
En raison de la nouvelle dynamique impulsée et de ses ambitions qui requièrent un positionnement géographique stratégique et une visibilité plus significative, le siège social de l’institution a été transféré à l’immeuble Odyssée, au Boulevard de l’Indépendance.
Concernant la situation financière de l’institution, il ressort, sur la base de l’examen limité, que le Cabinet New Ace Bakertilly n’a pas été en mesure, en raison des limitations exposées dans le rapport, de déterminer si les comptes de la CPG, pour la période allant du 1er janvier au 31 juillet 2022, ont été établis, dans leurs aspects significatifs, conformément aux règles comptables issues de l’Acte Uniforme OHADA relatif au droit comptable et à l’information financière.
L’Assemblée générale a donc mandaté le Bureau exécutif afin de mener un audit complet sur les comptes de l’institution. A l’issue de cette assemblée générale, le président de la Fédération des entreprises du Gabon (FEG) a rappelé à l’exécutif les objectifs phares de la nouvelle institution.
« La Fédération des entreprises du Gabon rêve d’un climat des affaires meilleur, d’une législation favorable à la protection judicaire des entreprises, d’une finance inclusive pour tous les acteurs, d’un système fiscale adapté à la relance économique, d’un système de prévoyance sociale garantissant le droit des travailleurs, des infrastructures performantes et de meilleures opportunités de création de richesse ; et enfin de la promotion et de la protection des champions nationaux », a indiqué Henri-Claude Oyima.
Contribution
Pour sa part, la Première ministre a félicité le nouveau bureau exécutif pour le renouveau et le dynamise apportés à l’institution sombrée, depuis peu, dans une certaine léthargie. Dans le cadre du Plan de relance économique déclinée dans le Plan d’accélération de la transformation, elle a sollicité une plus grande implication du secteur privé afin de garantir une croissance forte et durable.
« Le gouvernement observe, avec beaucoup d’intérêt, les premières actions que vous avez posées pour réorganiser la FEG. Aussi, notre souhait est-il de voir votre regroupement d’entreprises, participer pleinement au processus de développement de l’économie nationale, comme cela a toujours été le cas », a souligné Rose Christiane Ossouka Raponda.



















