Dans un contexte de volatilité internationale de devises, la zone CEMAC devrait plutôt observer une fulgurante hausse de sa masse monétaire à la fin de l’année 2025, à en croire, les prévisions de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC). Les signaux de cette performance avaient déjà été annoncés à la fin du troisième trimestre 2025.
Trois facteurs sont à l’origine de cette embellie monétaire. Le premier porte sur la progression modérée des avoirs extérieurs nets du système monétaire. Ils se sont élevés à +3,7 % à 2 576,6 milliards de FCFA, dans un contexte de repli des réserves de change à partir du mois de juillet 2025, lesquelles se sont établies à 6 325,7 milliards de FCFA, assurant une couverture de 4,12 mois d’importations de biens et services.
Le deuxième facteur de la hausse de masse monétaire est relatif à une augmentation soutenue des créances nettes du système monétaire sur les États (+12,5 % à 11 418,8 milliards de FCFA). Ce qui traduit la persistance des besoins de financement public dans un contexte marqué par l’intensification des dépenses publiques, notamment liées à l’organisation des élections au Cameroun, aux investissements en infrastructures, à la mise en œuvre de politiques sociales et aux dépenses sécuritaires dans certains pays de la Sous-région.
Quant au troisième et dernier facteur, il est relatif à une progression des crédits à l’économie, (+8,8 %, à 13 036,9 milliards), en lien avec la reprise graduelle de l’activité dans les secteurs productifs, notamment l’agro-industrie, le commerce, les services et certains segments du BTP. L’analyse par maturité révèle une hausse des crédits à court terme de 8,4 % (contribution de 4,6 points), à moyen terme de 8,4 % (contribution de 3,5 points) et à long terme de 21,2 % (contribution de 0,7 point).



















