Le récent séjour de Mohamed Lemine Raghani, chef de mission de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) au Gabon, devrait être porteur d’une redynamisation du partenariat entre le Gabon et cette institution financière.
C’est le moins que l’on puisse dire au terme des échanges que Mohamed Lemine Raghani a eue avec les autorités gabonaises. Avec la ministre de la Promotion des investissements, des Partenariats Public-Privé, Chargé de l’Amélioration de l’environnement des affaires, Carmen Ndaot, le chef de mission de la BADEA a clairement exprimé la volonté de l’Institution financière de renouer le partenariat historique avec le Gabon et d’accompagner le gouvernement dans la relance de son économie post-Covid.
A l’occasion, le membre du gouvernement a présenté un certain nombre de secteurs et d’initiatives qui pourraient intéresser son hôte. Il s’agit entre autres de la vision stratégique du Gabon à l’horizon 2025, du cadre des affaires en forte amélioration et les diverses opportunités d’investissements dans les secteurs stratégiques du Plan d’accélération de transformation (PAT), tels que l’énergie, l’agriculture, le bois, les mines.
A son tour, la ministre de l’Economie et de la Relance, Nicole Jeanine Lydie Roboty épse. Mbou, a passé en revue, les projets du Plan d’accélération de la transformation (PAT) avec Mohamed Lemine Raghani. Spécifiquement, dans les domaines du transport, de l’éducation, de la santé, de l’immobilier et de l’agriculture. Un partenariat se concrétisera dans les prochains jours par la signature d’une convention cadre entre les deux parties, apprend-on.
Pour rappel, la BADEA est un organisme financier ayant pour objectif d’être une banque mondiale pour les pays africains. Pour la période 2020-2030, l’institution a décidé de concentrer ses investissements sur quatre secteurs : les infrastructures, le secteur privé et le commerce, le développement des chaînes de valeur et le développement des Petites et moyennes entreprises (PME).
En outre, les projets financés par la BADEA s’inscrivent bien dans les priorités des pays bénéficiaires, et font partie de leurs plans de développement. Ils ont, parfois, une portée régionale, servant l’intérêt commun de plus d’un pays africain, et contribuant à l’intégration économique de ces pays.
La contribution de la BADEA au financement d’un projet peut s’élever à 60 % du coût total, à condition que le montant du prêt ne dépasse pas 20 millions de dollars américains. Elle peut aller jusqu’à 90 % du coût total du projet dans le cas des projets à coût global de 15 millions de dollars américains.
La BADEA peut également accorder plus d’un prêt à un seul pays au cours de la même année, sous réserve que la totalité des engagements dans le pays concerné ne dépassent pas 20 millions de dollars américains. Enfin, elle fournit une assistance technique sous forme de dons non remboursables. De même, elle finance des exportations arabes à destination des pays africains bénéficiaires de son aide.



















