Le Conseil des gouverneurs du Fonds de solidarité africain (FSA) a tenu sa 2ième session ordinaire, le 30 juin 2023, par visioconférence. Les travaux de cette session présidés par Hervé Ndoba, ministre des Finances et du Budget de la République centrafricaine, par ailleurs président en exercice du Conseil des gouverneurs de ladite institution, ont abouti entre autres à l’approbation de l’adhésion du Cap-Vert, de la Gambie, du Libéria, de l’Union des Comores et de la République du Congo, en qualité d’Etats membres régionaux, catégorie A.
Dans cette foulée, celle de la Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale (BDEAC) a également été validée, en qualité d’actionnaire de catégorie B. Avec ce statut, la BDEAC devient ainsi le premier actionnaire de catégorie B du FSA.
Au niveau de la BDEAC, l’on renseigne que cette prise de participation au capital de la FSA est en parfaite cohérence avec son Plan stratégique 2023-2027, dénommé « Azobé », mis actuellement en œuvre par l’institution bancaire sous-régionale. Et qu’en outre, ce partenariat concoure au renforcement de la synergie entre les deux institutions, au profit des opérateurs économiques de la zone commune d’intervention.
« Ce qui permettra d’intensifier des concours financiers en faveur du secteur privé dans la Sous-région CEMAC. Cette prise de participation matérialise également l’engagement pris par le FSA vis-à-vis de la BDEAC dans le cadre du protocole d’accord signé le 24 janvier 2020 », soutient-on.
Il y a également lieu d’indiquer que la coopération croisée ainsi adoptée par les deux institutions avait déjà abouti à l’entrée du FSA dans le capital de la BDEAC en 2020 ainsi qu’à sa participation à la levée de fonds par émissions obligataires en zone CEMAC de 2021.
Il ne fait donc le moindre doute que cette nouvelle étape permettra désormais aux deux institutions d’explorer d’autres opportunités communes ; notamment les garanties institutionnelles qui pourraient être d’un précieux intérêt pour la BDEAC étant donné les contraintes liées à l’inconsistance des garanties fournies par les promoteurs dans le cadre de leur dossier de prêt, se rassure-t-on à la BDEAC.
Pour rappel, le FSA a été fondé en mars 1975 par les chefs d’Etat des pays membres, réunis en sommet à Bangui en Centrafrique. Il est devenu opérationnel en septembre 1979. Son siège se trouve à Niamey en République du Niger. Il a pour objet de contribuer au développement économique et social de ses Etats membres régionaux.
La principale technique d’intervention du Fonds est la garantie des prêts bancaires et des emprunts obligataires destinés au financement des opérations ou projets à caractère industriel, agricole, commercial, d’infrastructures et de services, financièrement et économiquement rentables, réalisés ou à réaliser dans les Etats membres régionaux en faveur : desdits Etats membres régionaux, des organismes publics ou parapublics, des organismes africains inter-étatiques auxquels participent un ou plusieurs Etats membres régionaux et des entreprises privées ayant leur siège ou leur champ d’activités principal dans un ou plusieurs Etats membres régionaux.
En clair, la vision du FSA consiste à « devenir une Institution panafricaine forte et innovante au service de la transformation structurelle des économies des Etats membres ».



















