Le président de la Fédération des entreprises du Gabon (FEG), Henri Claude Oyima fait du règlement de la dette intérieure, l’un des chevaux de bataille de son magistère. Après l’avoir exposé au chef de l’Etat, Ali Bongo, ainsi qu’au Premier ministre, Alain Claude Bilie-By-Nze, le sujet a, une fois de plus, été au cœur des échanges, ce 26 janvier 2023, entre une délégation de la Fédération des entreprises du Gabon (FEG) conduite par son président, Henri Claude Oyima et une équipe ministérielle, composée ministre d’État, en charge du Développement industriel et des Petites et moyennes industries, Blaise Louembe, du ministre du Budget et des Comptes publics, Edith Ekiri Mounombi épouse Oyouomi, et enfin du ministre de l’Economie et de la Relance, Nicole Jeanine Lydie Roboty épouse Mbou.
Au cours des échanges, le processus de relance économique a occupé une place de choix. Cela d’autant plus que lors de sa déclaration de politique générale devant le parlement, le Premier ministre, Alain Claude Bilie-By-Nze est revenu sur l’incontournable dossier de la relance économique. Evoquant de ce fait, le rôle prépondérant que doit jouer le secteur privé dans ce processus.
Occasion pour Henri Claude Oyima de réitérer que l’une des clés de cette équation est le règlement de la dette intérieure. Selon lui, « elle donnera de la lisibilité et de la visibilité aux entreprises, afin qu’elles puissent consolider leurs socles, et donc de relancer de l’économie ». Avant d’ajouter que « La mise en place d’un nouveau Club de Libreville devient forcément une nécessité ».
La résolution de cette équation devient de ce fait, plus qu’une urgence, pour le gouvernement qui entend insuffler une nouvelle dynamique avec les entreprises caractérisées par un dialogue continu patriotique, pragmatique et de proximité dans l’intérêt économique, industriel et social de notre pays.
Cette rencontre entre la FEG et les membres du gouvernement semble d’ailleurs traduire cet engagement. Raison pour laquelle, « très attentifs aux solutions préconisées par les responsables de la FEG, par la voix du ministre d’Etat, Blaise Louembe, ils ont réaffirmé l’appui du gouvernement au secteur privé ». Mettant ainsi en exergue, les actions annoncées par le Premier ministre, telles que la lutte contre la parafiscalité, avec la suppression de tous les prélèvements non prévus par la Loi des finances et qui ont été créés par des textes réglementaires, au niveau central, déconcentré ou décentralisé de l’Etat. Mais dans un environnement où les habitudes blâmables ont la peau dure, autant dire que ce combat est déjà très loin d’être une sinécure, sinon pas gagné d’avance.
Car, le paiement de la dette intérieure au Gabon reste semblable à un serpent mer. C’est-à-dire difficilement maitrisable. En effet, la plupart des initiatives engagées n’ont pas pu apporter des solutions fiables. La dernière Task force créée par le gouvernement en 2020 pour le règlement de cette dette est elle aussi, finalement morte, de sa belle mort. Et ce, en dépit de quelques avancées notoires, dont la découverte des créances fictives de l’ordre d’environ 300 milliards de FCFA et la relance des chantiers voués à devenir des éléphants blancs, malgré le fait que les entreprises adjudicatrices aient été payé rubis sur l’ongle .



















