En dehors de sa traditionnelle résilience, le secteur bancaire gabonais affiche une relative une bonne santé. C’est ce que renseigne la Note de conjoncture sectorielle du quatrième trimestre 2025, publiée par la Direction générale de l’économie et de la politique fiscale.
Scrutant le secteur bancaire, ledit document fait observer que le total bilan des banques gabonaise a observé une hausse de 2,2% au dernier trimestre 2025 par rapport au trimestre précédent, du fait du renforcement des capitaux propres. Sur la période, les dépôts de la clientèle ont baissé de 2,9% alors que les crédits bruts distribués se sont raffermis de 14,4%. Ainsi, la couverture des crédits par les dépôts s’est établie à 126,2% contre 137% trois mois auparavant, ce qui représente une baisse de l’excédent de ressources dégagées par le système bancaire en termes d’opérations avec la clientèle.
Les créances en souffrance ont représenté 9,7% du total des crédits bruts contre 9,9% le trimestre précédent, sur la même période, ils ont augmenté de 3,9%. Sur l’année 2025, ils ont progressé de 21,4% par rapport à 2024, créant ainsi le risque de voir les banques réduire leur soutien à l’économie par de nouveaux prêts.
Les opérations avec la clientèle
Les ressources collectées Les ressources collectées auprès de la clientèle se sont amenuisées de 2,9% sur le trimestre, notamment du fait du recul de 1,1% des ressources à vue qui ont représenté 74,1% du total des dépôts. Les ressources à terme, quant à elles, ont baissé de 11%. Toutefois, ces mouvements ne traduisent pas la tendance globale car, sur un an, les ressources collectées ont augmenté de 7,7%. Pour leur part, les dépôts des autres comptes et dettes rattachées ont augmenté de 3,3% sur la période sous revue.
Au quatrième trimestre de 2025, les dépôts du secteur privé, qui ont représenté 77,1% du total des dépôts, ont affiché une baisse de 8,6% par rapport au trimestre précédent. Sur les trois derniers mois de l’année, les dépôts publics ont régressé de 18%, tandis que les dépôts des entreprises publiques ont augmenté de 2,2%. En glissement annuel, ces derniers ont affiché une hausse de 78,7%. Les dépôts des non-résidents, soit 5,1% du total des dépôts, ont diminué de 9% pendant la même période.
Les crédits distribués
Durant le trimestre sous revue, les crédits distribués au secteur privé (78,4% du total des crédits) ont augmenté de 10,5%, consolidant ainsi la dynamique de financement du secteur privé. Ces derniers se sont concentrés principalement dans la production et la distribution d’électricité et de gaz, mais aussi dans l’activité extractive et l’agriculture. Pour autant, les crédits aux non-résidents ont augmenté eux aussi de 18,8%.


















