La Direction générale de l’économie et de la politique fiscale vient de produire sa note de conjoncture sectorielle pour le compte du troisième trimestre 2021.
Faisant l’analyse bilancielle du secteur bancaire, le document révèle qu’au cours de la période sou-revue, le total des bilans des banques a augmenté de 14,6% à 3 045,1 milliards de FCFA contre 2 656,4 milliards un an plus tôt.
D’après les explications de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac), cette évolution est essentiellement liée à l’accroissement des dépôts de la clientèle (+4,9% à 2 182,3 milliards de FCFA) et à la consolidation des capitaux permanents (+25,2%).
Cependant, le taux de couverture des crédits par les dépôts s’est dégradé, mais reste toutefois à un niveau élevé, passant de 157,8% au 30 septembre 2020 à 137,3% à la période sous revue. Quant aux créances en souffrance, elles ont baissé de 7,9% pour s’établir à 168 milliards de FCFA à la fin septembre 2021, traduisant ainsi le retour progressif de l’activité économique.
Les ressources collectées
Selon les statistiques, les ressources collectées par le secteur ont augmenté de 4,9% à 2 182,3 milliards de FCFA au troisième trimestre 2021. Ainsi, les ressources à vue se sont consolidées de 6% à 1 500,7 milliards de FCFA, portées principalement par la hausse des dépôts des privés (+4%) et des dépôts des non-résidents.
Ces dépôts représentent les principales ressources du système bancaire, soit 68,8% du total des dépôts contre 68% à la même période l’année précédente.
Les ressources à terme collectées auprès de la clientèle, essentiellement constituées des comptes à terme et des comptes de dépôts à régime spécial (bons de caisse) sont en hausse de 2,8% à 573,1 milliards contre 557,4 milliards de FCFA un an plus tôt. En septembre 2021, ces ressources ont représenté 26,3% du total des dépôts collectés.
Sur la période sous revue, les dépôts publics se sont contactés de 7,9% à 97 milliards de FCFA, représentant ainsi 4,4% du total des dépôts collectés contre 5,1% à la fin même période en 2020.
Les dépôts des entreprises publiques suivent la même tendance baissière (-18,9%) à 63,7 milliards de FCFA. Par contre, les dépôts du secteur privé non financier ont augmenté de 4% à 1 806,1 milliards de FCFA.
Les crédits distribués
Contrairement aux dépôts publics, les crédits bruts distribués se sont relevés de 18,9% à 1 715,5 milliards de FCFA contre 1 442,7 milliards un an auparavant, tirés essentiellement par les crédits accordés au secteur privé au cours de la période.
En effet, les crédits octroyés au secteur privé sont en hausse de 19,3% à 1 172,2 milliards de FCFA à la fin du troisième trimestre 2021, soit 68,3% de l’ensemble des crédits bruts distribués.
En glissement annuel, les crédits octroyés à l’Etat ont connu un affermissement de 9,6% à 422,3 milliards de FCFA en septembre 2021. Ils ont représenté 24,6% du total des crédits contre 26,7% en septembre 2020.
Les crédits consentis aux entreprises publiques qui ont représenté 0,5% du total des crédits bruts, ont régressé de 4,8% à 8 milliards de FCFA à la fin de septembre 2021 contre 8,4 milliards un an auparavant.
Enfin, on note une légère amélioration des opérations de crédit-bail dont l’encours s’élève à 16 milliards de FCFA en septembre 2021 contre 15,9 milliards un an plus tôt.



















