L’analyse bilancielle du total agrégé des banques gabonaises fait état d’une régression de 0,3% à 2 404,5 milliards de FCFA au 30 juin 2019, contre 2 412,9 milliards un an plus tôt.
Cette évolution est essentiellement liée au repli des dépôts de la clientèle (-0,4% à 2 064,6 milliards de FCFA à la fin juin 2019) et à une baisse des autres postes nets (-22,6%). Par ailleurs, les crédits nets ont reculé de 4,3% et le taux de couverture des crédits par les dépôts s’est amélioré, passant de 142,2% au 30 juin 2018 à 148,1% en juin 2019. Dans le même temps, les créances en souffrance ont crû de 1% à 223,6 milliards de FCFA.
Dans le même temps, les ressources collectées ont diminué de 0,4% à 2 064,6 milliards de FCFA au deuxième trimestre 2019, en liaison avec la baisse simultanée des comptes à terme et des autres comptes.
Ainsi, les ressources à vue ont progressé de 6,9% à 1 369,6 milliards de FCFA, sous l’effet de l’augmentation conjuguée des dépôts des entreprises publiques (+2,8%), des entreprises privées (+2,1%) et des dépôts des non-résidents (+48%). Les ressources à vue ont représenté 66,3% du total des dépôts contre 61,8% à la même période l’année précédente.
Les ressources à terme collectées auprès de la clientèle, essentiellement constituées des comptes à terme et des comptes de dépôts à régime spécial (bons de caisse) se sont établies à 600 milliards de FCFA en juin 2019 contre 679,4 milliards en juin 2018, soit un recul de 11,7%. Ces ressources ont représenté 29,1% du total des dépôts collectés.
A fin juin 2019, les dépôts publics ont baissé de 26,4% à 115,5 milliards de FCFA. Ces dépôts ont représenté 5,6% du total des dépôts collectés contre 7,6% à la fin juin 2018. En revanche, les dépôts du secteur privé non financier se sont consolidés de 2,1% à 1 757,8 milliards de FCFA au cours de la période sous revue.
Quant aux crédits bruts distribués, ils ont reculé de 2,4% à 1 560,3 milliards de FCFA contre 1 597,9 milliards un an auparavant, impactés essentiellement par la baisse des crédits accordés à l’Etat.
En effet, les crédits octroyés aux administrations publiques ont baissé de 11,9% à 402,8 milliards de FCFA à la fin du deuxième trimestre 2019. Ceux-ci ont représenté 25,8% de l’ensemble des crédits bruts distribués. En glissement annuel, les crédits octroyés au secteur privé ont enregistré une accélération de +2,8% à 1 066,6 milliards de FCFA en juin 2019. Ils ont représenté 68,4% du total des crédits contre 64,9% en juin 2018.
Les crédits consentis aux entreprises publiques qui ont représenté 0,9% du total des crédits bruts, ont fléchi de 9,9% à 13,6 milliards de FCFA à fin de juin 2019. Enfin, on note un relèvement des opérations de crédit-bail dont l’encours s’élève à 15,6 milliards de FCFA en juin 2019 contre 12 milliards un an plus tôt.





























