Le denier Comité national économique et financier (CNEF) de l‘année 2025, s’est tenu le 30 décembre 2025. Il a été présidé par le ministre de l’Economie sortant, Henri Claude Oyima. A l’occasion, les membres ont déclinés les grandes lignes de la trajectoire économique du pays pour 2026. Le tout sur la base d’un budget de 6 358 milliards de FCFA, avec des dépenses d’investissement à hauteur de 2 119,2 milliards FCFA et des recettes projetées à 4 153,9 milliards FCFA. Avec à la clé, trois principaux objectifs : maîtrise budgétaire ; relance économique et enfin, souveraineté économique.
Une projection de croissance économique de 6,5 % en 2026
L’orientation budgétaire de l’année 2026 s’inscrit dans une projection de croissance économique de 6,5 %. Elle sera portée principalement par l’agriculture, le BTP, l’agro-industrie, les services ainsi que par l’industrie gazière. Cela, dans un contexte de déclin structurel du secteur pétrolier. L’inflation est annoncée maîtrisée, à 2% en 2025 et en dessous de 3% en 2026, selon le cadrage macroéconomique validé par les autorités.
Amélioration de l’accès aux services financiers et renforcement de la gouvernance du secteur
Le CNEF a également acté l’adoption de la Stratégie nationale d’inclusion financière et la désignation du médiateur financier, avec pour objectif, d’améliorer l’accès aux services financiers et de renforcer la gouvernance du secteur. Dans ce cadre, le Secrétariat général du Comité a été chargé d’élaborer des indicateurs chiffrés de performance pour le suivi de la mise en œuvre, tandis que les balances des paiements 2022 à 2024 ont été validées.
Inquiétudes sur le marché des devises
Au cours des travaux, le Comité a toutefois relevé des tensions persistantes sur le marché des devises, marquées par l’essor d’un marché parallèle jugé préoccupant, notamment dans certains pôles urbains. Des actions coordonnées impliquant le ministère de l’Économie, les autorités de sécurité et les collectivités locales ont été recommandées pour démanteler les circuits illicites, tandis que le gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) et les établissements de crédit ont été appelés à renforcer l’approvisionnement du marché national en devises.



















