Le salut des riverains et usagers du tronçon routier Medouneu –Sam –Bibasse en terme de voies de communication, devrait probablement passer par le Projet d’appui au secteur des infrastructures au Gabon. Mais à condition que les fruits parviennent à tenir la promesse des fleurs.
En effet, à travers son Pasig -1, le gouvernement gabonais est engagé dans un vaste processus de réhabilitation des infrastructures routières. Il est appuyé financièrement en cela, par le groupe de la Banque africaine de développement (BAD) et de l’Africa Growing Together Fund (AGTF).
A travers deux prêts, les deux institutions vont couvrir les coûts de la première phase du Pasig -1.
Ainsi, une partie des sommes accordées au titre de ces prêts, servira à financer les services du consultant pour les études d’avant-projet détaillé de la route Medouneu –Sam –Bibasse.
Les services prévus au titre de ce contrat comprennent : l’étude économique et socioéconomique ; l’étude d’impact environnemental et social ; l’étude d’Avant-projet détaillé (APD) ; l’élaboration de tous les plans (vue en plan, profil en long, profil en travers type, plan type de différents ouvrages); l’élaboration du devis confidentiel ; l’élaboration du Dossier d’appel d’offres (DAO) à confectionner selon le modèle en vigueur disponible sur le site web de la Banque.
Pour rappel la route Medouneu –Sam –Bibasse, longue de 155 kilomètres, constitue un sérieux calvaire pour les usagers en période de crues.
En 2010, au terme d’une visite dans la province du Woleu-Ntem, le chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba, à la faveur d’un Conseil des ministres délocalisé, avait inscrit la réhabilitation de ce tronçon routier au menu des chantiers prioritaires de cette partie septentrionale du pays. Mais entre temps, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts Néanmoins, l’on peut donc espérer qu’avec l’appui du Groupe de la BAD, ce chantier pourra enfin voir le jour Ce, d’autant plus que par le passé, l’institution bancaire panafricaine a déjà fait ses preuves dans la partie sud du pays Cela, avec le financement de l’aménagement des axes routiers Fougamou-Mouila et Ndendé-Lébamba respectivement.
Aperçu général du Projet d’appui au secteur des infrastructures au Gabon
Pour rappel, la mise en œuvre du Projet d’appui au secteur des infrastructures au Gabon est envisagée en deux phases. Le première consiste principalement, en la construction et le bitumage de la section de route Ndendé-Doussala (49 km) et du pont frontalier sur la rivière Ngongo; la construction et le bitumage de 21,280 km de voiries à Libreville, y compris les aménagements connexes (assainissement, éclairage public, embellissement) et la réalisation d’études sectorielles et techniques détaillées à même d’alimenter une réserve substantielle de projets structurants dans le sous-secteur routier.
En bref, l’exécution de cette première phase permettra entre autres, de désenclaver la province de la Ngounié au sud du Gabon
Quant à la seconde phase, elle concerne la réalisation de projets prioritaires découlant des études routières conduites en phase I, avec un accent particulier sur l’aménagement de voiries urbaines dans les principales villes du pays (Libreville, Franceville, Port Gentil, Oyem). Elle intègre également la construction d’un poste unique de contrôle frontalier
Le Projet d’appui au secteur des infrastructures au Gabon est en droite ligne avec la stratégie du Gabon dans le secteur des infrastructures, telle que déclinée dans le Schéma directeur national d’infrastructure (SNDI).
Il sera exécuté sur une période de quatre ans, soit de janvier 2020 à décembre 2023 pour un coût total, hors toutes taxes et douanes (HTTD), estimé à 111,395millions d’UC soit l’équivalent de 90,272milliards de FCFA. La contribution de la BAD au financement du projet représente 67,42% de son coût total.



















