L’Etat gabonais veut à tout prix rompre avec les mécanismes budgétaires qui ont toujours concouru à la préparation de ses Lois de finances. jugées peu réalistes et incohérentes avec les réalités économiques, de nouvelles dispositions vont être implémentés dans la Loi de finances 2026. Cette nouvelle disposition a été annoncée lors du lancement des conférences budgétaires pour l’exercice 2026, présidée par le Vice-président du gouvernement, Alexandre Barro Chambrier, ce lundi 21 juillet 2025 à Libreville.
De manière précise, contrairement aux années précédentes, ces conférences budgétaires s’organisent en deux temps. D’abord le volet recettes, puis le volet dépenses. « Ce nouveau format, souligne le gouvernement, permet de renforcer la cohérence entre ce que l’État peut réellement mobiliser comme ressources et ce qu’il prévoit de dépenser ». Autrement dit, il s’agit de faire le lien entre mobilisation des recettes et allocation stratégique des crédits budgétaires, renseigne-t-on.
Ainsi, chaque ministère est désormais invité à : identifier ses sources de recettes ; fixer des objectifs réalistes pour l’année 2026 ; présenter un engagement clair accompagné d’un suivi régulier.
Par ailleurs ajoute-t-on, « Cette démarche vise à renforcer la transparence, la discipline budgétaire et la performance dans la gestion des finances publiques. Elle cadre avec l’esprit du Gabon Economic Forum, qui ambitionne une croissance forte, durable et partagée autour de 10 % à terme ». L’objectif in fine, est de bâtir un budget réaliste, aligné sur les priorités du président de la République, Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, mais aussi aux engagements internationaux du pays.
Pour rappel, pour l’exercice 2025, « malgré un contexte économique incertain, le gouvernement avait opté pour une gestion budgétaire rigoureuse tout en procédant à des augmentations par priorité afin de répondre aux défis de l’année ». Ces efforts de l’exécutif ciblaient essentiellement les secteurs stratégiques, notamment les finances publiques, la restructuration des entreprises publiques, et la gestion des dépenses imprévisibles.
Sous cette période, les prévisions budgétaires du gouvernement en pleine transition,présentaient un cadre ambitieux pour l’avenir. Avec comme objectif principal, le renforcement de la résilience économique du pays par une gestion saine des deniers publics.



















