Le Gabon devrait, dans les tout prochains jours, parapher un nouvel accord avec le Fonds monétaire international (FMI), au titre du Mécanisme élargi de crédit (MEDC).
Selon l’agence de notation, Fitch Ratings, ce nouvel accord devrait renforcer la capacité du pays à couvrir ses besoins de financements extérieurs et fournir un ancrage à la politique. Néanmoins, fait observer l’agence de notation «des risques d’exécution subsistent, comme en témoigne le bilan mitigé de la mise en œuvre des réformes dans le cadre du précédent programme du FMI ».
Qu’à cela ne tienne, ce nouvel accord, qui doit encore être approuvé par le Conseil d’administration du FMI, s’étendra sur les trois prochaines années. Il devrait en outre, réduire les incertitudes quant à la capacité du pays à accéder aux financements extérieurs.
Exceptionnellement – mais de manière similaire à une annonce récente sur un accord avec le Cameroun – le FMI n’a pas divulgué la taille de la nouvelle facilité. Cependant, Fitch suppose qu’il sera à peu près similaire à l’accord précédent, qui a pris fin en juin 2020. Lequel s’élevait initialement à environ 642 millions de dollars, soit près de 4,2% du PIB de 2020.
L’agence de notation prévoit aussi une large conformité avec la conditionnalité du FMI sur la durée du nouveau programme, mais la performance du Gabon dans le cadre du programme précédent était mitigée, soulignant les risques d’exécution.
Les retards dans la réalisation de certains objectifs relatifs aux réformes fiscales et l’accumulation d’arriérés extérieurs ont affecté les décaissements au titre du programme précédent.
Les premières indications montrent que la conditionnalité attachée au nouveau programme tournera autour d’un nouvel élargissement de l’assiette fiscale, de l’efficacité des dépenses et des mesures visant à réduire la corruption.
Dans le court terme, Fitch Ratings indique par ailleurs que : «les besoins bruts de financement budgétaire s’élèveront à 7,5% du PIB en 2021 et à 8,1% en 2022. Nous prévoyons un nouveau financement intérieur net d’au plus 1% du PIB en 2021 et moins en 2022, compte tenu du niveau d’exposition du secteur bancaire au souverain déjà élevé et à la capacité d’absorption limitée du marché régional de la dette. Les besoins bruts de financement budgétaire extérieur s’élèveront à 3,8% du PIB en 2021 et 4,5% en 2022, dont une grande partie sera couverte par des prêts-projets », souligne l’agence Fitch Ratings.



















