Le Transgabonais, le chemin de fer du Gabon dont le premier tronçon fut mis en service en 1978, et qui présente aujourd’hui de nombreux signes de décrépitude devrait certainement subir une cure de jouvence dans un avenir très proche. A en croire la série d’accords signés par la France et Gabon, destinés à soutenir les réformes économiques, institutionnelles et infrastructurelles engagées par Libreville, lors de la visite officielle d’Emmanuel Macron à Libreville du 23 au 24 novembre dernier.
Ces engagements qui couvrent plusieurs secteurs stratégiques : transport ferroviaire, énergie, eau et assainissement, ainsi que protection de l’environnement et de la biodiversité.
C’est dans ce cadre que l’Agence française de développement (AFD)et l’Union européenne ont signé une convention portant sur le Programme de mModernisation et de sécurisation du Transgabonais (PMS). Il s’agit d’un financement global de 203 millions € (234 millions $) reposant sur un prêt souverain de 173 millions d’euros accordé par l’AFD et une subvention de 30 millions d’euros de l’UE.
L’objectif principal du programme est d’améliorer la fiabilité et la sécurité de la ligne de 648 kilomètres reliant Libreville à Franceville. Les investissements permettront notamment de traiter les zones instables, de remettre à niveau les ouvrages critiques et d’augmenter la capacité du réseau jusqu’à 16 sillons par jour, soit huit trains dans chaque sens.
Cet investissement vise à relancer le réseau ferroviaire national. Une infrastructure clé pour l’industrialisation, la transformation locale des ressources et le désenclavement des territoires.



















