Le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation Hermann Immongault a reçu en séance de travail, ce 10 juin 2025, deux délégations des partenaires au développement. Au centre de ces deux rencontres, les questions de digitalisation, de numérisation et sécurisation des documents d’identité. En première heure, le ministre a échangé avec la délégation de la Banque mondiale conduite par sa représentante résidente au Gabon, Aïssatou Diallo. A l’occasion, elle a présenté au ministre de l’Intérieur le volet 2 du Projet Gabon Digital, qui concerne spécifiquement son département ministériel avec l’état civil.
L’économie numérique occupe une place de choix dans le Plan national de développement pour la Transition 2024-2026 (PNDT) mis en œuvre depuis 2023. Elle a d’ailleurs a été identifiée comme un levier de croissance, de diversification de l’économie, de l’inclusion sociale et de la souveraineté nationale. C’est donc dans ce cadre que s’inscrit le programme « Gabon-Digital ».
Lancé le 05 novembre 2024 à Libreville, ce programme s’articule autour de trois axes majeurs : moderniser les services publics numériques, dématérialiser les procédures administratives ainsi qu’à renforcer de l’interconnexion des administrations. De manière précise, ce programme vise à intégrer le numérique au cœur de l’administration pour atteindre l’efficacité et la transparence.
Lors de la cérémonie du lancement, Mme Aïssatou Diallo, représentante résidente de la Banque mondiale, avait réaffirmé l’engagement de son institution à accompagner le Gabon dans cette transformation numérique, saluant « la détermination du gouvernement gabonais dans la mise en œuvre de cet ambitieux programme. »
Cette initiative s’inscrit également dans la vision stratégique nationale de diversification économique et de développement durable, visant à positionner le Gabon comme leader régional en matière de transformation numérique. Sa coordination technique est assurée par l’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (ANINF). Il est financé à hauteur de 44 milliards FCFA par la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), branche non concessionnelle de la Banque mondiale, le projet vise à renforcer les services publics numériques et à moderniser l’administration par la dématérialisation des procédures et l’interconnexion des administrations.



















