Selon les notes de la Banque de France, à la fin de l’année 2020, 85 filiales d’entreprises françaises étaient implantées au Gabon (plus qu’au Cameroun ou au Nigéria), pour un chiffre d’affaires cumulé de près de 3 milliards d’euros soit environ 1950 milliards de FCFA, 12.500 salariés, un stock d’investissement de 750 millions d’euros, environ 487,5 milliards de FCFA.
A l’exception notable du secteur bancaire, tous les secteurs de l’économie gabonaise comptent un acteur français (filiale ou entreprise détenue par un français installé au Gabon).
Jusqu’en 2007, le Gabon représentait le principal destinataire des Investissements directs étrangers (IDE) français dans la zone, grâce aux importants investissements des groupes pétroliers. Aujourd’hui la part apparente des IDE français au Gabon ne cesse de décliner, pour atteindre 8% du total en 2019.
De perspectives favorables
Malgré cette tendance baissière, les perspectives sont plutôt favorables eu égard aux investissements en cours et à venir par les entreprises françaises dans les secteurs pétrolier, minier et des infrastructures.
En effet, trois groupes majeurs ne cessent de se renforcer au Gabon. Il s’agit de Perenco (pétrolier franco-britannique dont le siège opérationnel est en France) qui a repris l’essentiel des actifs de Total, et représente désormais plus de 50% de la production pétrolière gabonaise. Contrôlant désormais le terminal pétrolier national ainsi qu’un vaste réseau d’oléoduc et de gazoduc, il constitue l’épine dorsale du secteur gabonais des hydrocarbures, ainsi que, de très loin, le premier contribuable du pays.
En deuxième position arrive le géant minier Eramet qui, grâce à sa filiale gabonaise, est le deuxième producteur mondial de manganèse. Sa production augmente de plus de 10% par an. Il contrôle en outre l’unique compagnie de chemin de fer du pays (SETRAG) et sa voie ferrée (700km) ainsi que le principal port minéralier.
Enfin arrive Meridiam qui est positionné sur quatre projets emblématiques : depuis 2020, la route Transgabonaise (en partenariat avec Arise/GSEZ), la construction du barrage de Kinguélé aval (avec le FGIS), le second port minéralier, et enfin, la Société d’exploitation du Transgabonais, une entreprise de transport ferroviaire exploitant le réseau de chemin de fer gabonais. (Setrag) aux côtés d’Eramet.
Il convient toutefois de noter que Perenco n’investit pas depuis une entité juridique française, ce qui, naturellement, fausse probablement les statistiques sur ces dernières années. Le déclin apparent de la part française dans les IDE au Gabon devrait donc être relativisé.



















