Dans une récente analyse de la conjoncture économique gabonaise, le Fonds monétaire international (FMI) table sur des perspectives favorables pour le pays. Dans son rapport l’institution onusienne relève que la croissance du PIB réel hors pétrole est revue à la baisse, de 3 % au moment de l’approbation du programme à 2,4 % en 2022, en raison de la forte croissance de 2021.
La guerre en Ukraine devrait stimuler les exportations de pétrole et de manganèse et améliorer le compte des transactions courantes. Les prix élevés du pétrole augmenteront également les revenus pétroliers et renforceront la situation budgétaire globale, même si la hausse des prix des denrées alimentaires et de l’énergie accentuera l’inflation et les pressions politiques en faveur de subventions implicites et explicites supplémentaires. Le solde budgétaire global deviendra positif : il atteindra 0,9 % du PIB, contre un déficit de 1,8 % du PIB en 2021.
L’inflation (en fin de période) devrait se situer à 4,6 % en 2022 en raison d’une répercussion de la hausse des prix des denrées alimentaires et des carburants sur l’inflation domestique.
La croissance du PIB hors pétrole devrait renouer avec sa tendance d’avant la pandémie d’ici 2023, à la faveur des perspectives encourageantes dans l’industrie minière et une forte dynamique dans les secteurs de la construction et des services.
À moyen terme, le solde budgétaire global et le profil d’endettement devraient s’améliorer davantage que prévu initialement en raison de plusieurs facteurs, dont les cours du pétrole plus élevés et des investissements publics moins ambitieux. Cela permettra de consolider encore un peu plus les réserves régionales.
Par ailleurs, la hausse des cours du pétrole, la dynamique des exportations dans l’industrie minière et le bois et l’assainissement budgétaire envisagé, contribueront à limiter le déficit du compte des transactions courantes en dessous de 3 % du PIB à moyen terme.
Dans le même mouvance, la dette publique devrait diminuer pour atteindre 52,6 % du PIB en 2022, puis passer sous la barre des 50 % à moyen terme, sous l’effet de l’assainissement envisagé des finances publiques, du renchérissement du cours du pétrole, de la croissance prévue et d’une meilleure gestion de la dette.



















