Après avoir été porté à la tête du patronat gabonais, le 29 Juillet dernier, Henri Claude Oyima a devisé avec les patrons d’entreprises, ce 09 août 2022. A l’occasion de cette première sortie, comme il fallait s’y attendre, l’homme n’a pas fait mystère de son programme et surtout de la couleur de sa gouvernance pour son retour à la tête de cette institution qu’il a présidée aux destinées de 2003 à 2013.
Dans allocution circonstancielle, il a fait l’annonce de l’avènement d’une nouvelle ère pour cette organisation patronale. « Le renouveau de la Confédération patronale gabonaise est à l’ordre du jour. La croissance économique constitue l’approche radicale et indispensable à la création des richesses et donc à la performance de nos entreprises. En conséquence, nul ne devrait se départir de cette vision », a-t-il déclaré.
Pour ce faire, le nouveau ‘’Patron des Patrons’’ préconise la ‘’restauration des fondamentaux de tout ce qui est considéré actuellement comme des béances, et qui ne confèrent nullement à l’institution son image de noblesse d’antan, de plus puissante organisation patronale gabonaise’’. Car, selon lui, les problématiques de dissections dans un contexte économique rude que traverse cette institution, impliquent des choix stratégiques et des sacrifices structurels à consentir.
Une feuille de route à l’aune des attentes et des défis
S’il y a une chose sur laquelle Henri Claude Oyima est sure, ce sont les nombreux défis auxquels la CPG doit faire face, lui-même y compris en tant que pilote principal. Dans une logique de complémentarité et de recherche d’efficacité, une feuille de route comprenant plusieurs axes a été annoncée au cours de cette rencontre.
Ses principales actions vont de la révision des statuts et du règlement Intérieur à la promotion des champions nationaux, tous secteurs confondus, en passant par la mise en place d’un code d’éthique et déontologie ; le règlement de la dette intérieure ; les problématiques liées au code du travail ; l’adéquation formation emploi ; l’insertion du secteur informel dans le formel ; l’iniquité fiscale et l’inclusion financière.
Le chantier d’Henri Claude Oyima va également s’étendre sur les financements innovants de l’économie ; la compétitivité des entreprises ; leur gouvernance ; la prévoyance sociale ; la protection judiciaire des entreprises et enfin, sur les partenariats stratégiques.
De ce fait, il a appelé ses partenaires à fournir des efforts pour ce chantier afin d’améliorer la compétitivité et la dynamique entrepreneuriale en vue de créer de nouvelles opportunités de croissance inclusive. « Ce n’est jamais facile de créer et d’innover dans un domaine aussi important que celui de notre institution, et c’est aussi pour cela que je souhaite construire avec vous, une institution plus dynamique, plus performante, plus forte, plus inclusive, et résolument tournée vers l’excellence au service de l’ensemble des entreprises du Gabon », a-t-il indiqué.
Le travail collectif reste de mise
Avant de les inciter au principe du travail collectif, dont les vertus demeurent essentielles, pour que chacun puisse tirer les bénéfices et que l’organisation puisse atteindre les objectifs partagés. « Seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin », a-t-il lancé en substance.
Henry Claude Oyima s’est également engagé à faire le layon pour promouvoir et assurer la représentation accrue, la compétitivité ainsi que le développement des entreprises, mais également la défense des intérêts des entreprises. Toutes des actions engagées et qui seront résolument déterminantes pour l’avenir.
La CPG un maillon incontournable pour la machine économique du pays
Henry Claude Oyima est également revenu sur la partition que joue la CPG dans le refrain économique national. Et pour qu’elle soit conséquente à la relance de l’économie gabonaise, « elle devient ainsi une prescription d’ordre moral pour la conduite sur la voie du succès, ce qui représente une lourde responsabilité à laquelle il s’engage pleinement à apporter sa contribution pour l’émergence et le renforcement des capacités des entreprises gabonaises ».
Pour rappel, la Confédération patronale gabonaise reste un auguste acteur incontournable de l’économie gabonaise, laquelle contribuait, il y a peu, à près de 80% du Produit intérieur brut et plus de 90% de la main d’œuvre formelle de notre pays.



















