Le Projet de Loi de Finances (PLF) 2026 soumis à l’examen de l’Assemblée nationale par le ministre d’État en charge de l’Economie, des Finances…, Henri-Claude Oyima a été adopté ce 28 octobre 2025 à une très large majorité. En effet, sur les 113 députés, seuls trois ont voté contre. Il s’agit notamment de : Geoffroy Foumboula Libeka Makosso, Lionel Ella Engonga et Marcel Libama.
Le premier cité a justifié sa position par la faible prise en compte du volet social dans ce projet de budget présenté par le gouvernement. « Les préoccupations sociales occupent une place marginale, et plusieurs acquis ont été supprimés », déplore-t-il. Dans sa démarche, il explique également avoir proposé des amendements visant à réaffecter 36 milliards FCFA — prélevés sur les 244 milliards alloués aux dépenses de prestige (notamment les fonds de souveraineté) — vers des postes sociaux supprimés. Des amendements tous rejetés.
Et conformément au règlement de la chambre basse du Parlement, il a alors formulé des réserves officielles sur plusieurs articles du PLF (210, 221, 250, 254, 7 à 14, 16 et 42), lues en plénière. Avant de conclure par un appel à la vigilance : « On peut construire des immeubles, mais si le citoyen n’a rien dans son assiette, ces beaux édifices ne servent qu’à la carte postale ». De ce fait, « Nous serons regardants sur l’enveloppe allouée aux filets sociaux… et sur son impact réel dans le quotidien de nos compatriotes. ».
Au terme de la séance, au nom du gouvernement de la République, le ministre d’Etat, Henri-Claude Oyima a dit ses sincères remerciements pour la qualité exceptionnelle des échanges, des questions et des débats qui ont marqué l’examen du Projet de Loi de Finances 2026. Car, « Vos observations avisées et vos amendements pertinents ont enrichi le texte soumis à votre adoption », a-t-il déclaré.
Une démarche axée sur le triptyque réalisme, transparence et efficacité
Dans son propos, Henri-Claude Oyima a également édifié les députés sur la démarche du gouvernement tracé par le chef de l’État. Selon lui, « elle est inscrite dans une refondation profonde de la gestion publique, inspirée par trois valeurs cardinales : le réalisme éclairé dans nos choix, la transparence loyale dans nos actions et l’efficacité tangible dans nos résultats ».
De l’avis du patron de l’économie gabonaise, « elle procède de la détermination à corriger les limites d’un ancien modèle économique, fondé sur la rente et l’exportation brute des ressources naturelles. Fort de cela, le gouvernement a engagé une transition vers une économie productive, innovante et souveraine, où l’investissement public devient le moteur central de la transformation ».
Et de poursuivre, « Sous la conduite éclairée du président de la République, Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, notre ambition est de faire du Gabon un pays maître de ses ressources, un pays industrialisé et un pays respecté, dont le développement renforce la stabilité et l’intégration régionale ».
Bâtir un nouvel édifice est une ambition forte avec un cap clair
Les ambitions ont également été expliqués à l’occasion de cet oral. Il s’agit de restaurer la crédibilité de l’Etat ; faire du budget un instrument de transformation et enfin replacer le travail, la probité et la performance au cœur du service public. Une mission portée avec conviction, méthode et foi en l’avenir par le gouvernement.
Orthodoxie et rigueur financière
Selon Henri-Claude Oyima, désormais « Chaque franc engagé doit désormais être un franc utile, productif et traçable. Chaque politique publique doit se traduire par un impact concret sur la vie des Gabonais. C’est le sens de notre engagement collectif. C’est le sens du message du Chef de l’Etat : Restaurer la confiance, c’est restaurer la dignité nationale ».
Avec le vote de ce projet e budget, «Vous contribuez à consolider, non seulement les équilibres financiers de l’Etat, mais surtout à rétablir la crédibilité de notre action publique auprès de nos concitoyens et nos partenaires au développement », a conclu le membre du gouvernement.
Pour la bonne gouverne, le Projet de Loi de Finances 2026 (PLF 2026) présenté par le Ministre d’Etat, ministre en charge de l’Economie et es Finances devant les députés de la Transition, arrête les ressources et les dépenses de l’Etat à 7 233,3 milliards FCF (contre 4 204,9 milliards FCFA en 2024). Il traduit ainsi ainsi la volonté d’accroître l’investissement public dans les secteurs porteurs de croissance et prioritaires : énergie et eau, BTP, agro-industrie, éducation, santé etc. En outre, il est placé sous le signe de la refondation économique avec l’ambition de bâtir un modèle orienté vers la performance, en accord avec le projet de société du chef de l’État, Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA.
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