De plus en plus agacée par un climat peu propice à ses activités, entretenu par certains responsables de l’administration, la filiale locale de la française, Bouygues songerait à cesser toutes ces activités au Gabon, indique la même source.
Les allégations sur les travaux de la route PK 5-PK 12, la goute d’eau qui aurait fait déborder le vase ?
Il faut dire que cette éventualité n’est pas étrangère aux récentes allégations sur les travaux de la route PK 5-PK 12. En effet, elles seraient ‘’un coup de trop dont l’entreprise serait victime », poursuit notre source. Laquelle indique que « tout est en réalité parti dune série de résiliations pourtant obtenus à la suite des appels d’offres ».
Parmi ces marchés, il y a celui lié à la conception et à la construction d’échangeurs sur un axe routier à fort trafic, à savoir port d’Owendo-aéroport de Libreville. Notamment l’échangeur de Nzeng-Ayong pour lequel Colas Gabon avait d’ailleurs proposé un projet plus moderne que le toboggan finalement réalisé par une société concurrente.
Il y a aussi le marché de conception et de réalisation de la voie de contournement de l’aéroport de la capitale gabonaise par le quartier Alibandeng pour sortir à Okala.
Ce marché a été finalement octroyé à GSEZ, après que cette entité a soumis à la présidence de la République un dossier d’extension de l’aéroport de Libreville, en intégrant ladite voie de contournement.
Enfin, il y a le programme de construction des passerelles piétonnes du lycée Paul-Indjendjet-Gondjout et du lycée national Léon-Mba. Celui-ci a, au finish et contre toute attente, a été cédé à Ecowood sans une véritable raison.
‘’Toutes ces résiliations que l’entreprise qualifie d’unilatérales, sont imputables à un lobby très actif qui auraient eu le don de courroucer les dirigeants de cette société à l’expertise avérée en matière de construction et d’entretien de route’’, ajoute la source.
Pour mémoire, Colas Gabon est une des nombreuses filiales de Colas international, un groupe créé en 1929, racheté par Bouygues en 1986 et présent dans plus de 50 pays sur les cinq continents.
Un coup dur pour le secteur du BTP
Selon les observateurs avertis, le départ du Gabon, s’il était confirmé, serait une perte pour le secteur qui, par le passé, a enregistré la cessation des activités des entreprises Razel, Dragages Gabon et Bourdin et Chaussée pour ne citer que celles-là. En outre, et c’est d’ailleurs le plus déplorable, il provoquerait la mise en chômage de près de 300 employés et en majorité, des gabonais.


















