Dans un contexte marqué par la persistance de la crise sanitaire, liée à la pandémie de la Covid-19, le marché des titres publics émis par adjudication s’est caractérisé par trois principaux indicateurs. A savoir : un dynamisme des opérations sur les marchés primaire et secondaire ; une baisse des taux de couverture des émissions, et une augmentation des coûts des émissions, notamment des instruments longs particulièrement sollicités au cours de cette période.
Dans cette mouvance, le dynamisme du compartiment primaire des titres publics, observé depuis trois ans, s’est poursuivi au cours de la période sous-revue. Les montants mobilisés par les Trésors ont augmenté de 33,9 % en un an, passant de 2 770,2 milliards entre mars 2019 et mars 2020, à 3 708,8 milliards sur la période allant de mars 2020 à mars 2021.
On note également au cours de cette période, la titrisation de la dette de la République centrafricaine. Ainsi, 257 appels d’offres sur bons et obligations du Trésor assimilables ont permis de mobiliser un montant total de 3 708,8 milliards de FCFA, dont 2 245,3 milliards de FCFA, en Bons du Trésor assimilables (BTA) et 1 463,5 milliards de FCFA, en Obligations du Trésor assimilables (OTA).
Sur le segment BTA, les bons à 26 semaines sont restés les plus prisés, avec un montant total émis de 1 376 milliards de FCFA, représentant plus de la moitié (61,3 %) du total des émissions de BTA sur la période.
L’essentiel des émissions de BTA de certains Trésors publics tels que celui de la République centrafricaine (100 %), du Tchad (95,9%), du Cameroun (74,4 %) et du Congo (69,9%) ont porté sur cette maturité. Les BTA à 52 semaines arrivent en deuxième position, avec un montant émis de 468,3 milliards.
S’agissant du segment des OTA, il a été animé par le Congo (482,2 milliards de FCFA), le Cameroun (470 milliards de FCFA) et le Gabon (411 milliards de FCFA) qui ont mobilisé 1 327,7 milliards de FCFA à la suite de 81 adjudications.
Par maturité, les émissions d’OTA sont dominées par les instruments à 2 ans (491,4 milliards) et à 3 ans (387,6 milliards), qui concentrent plus de la moitié (60,4 %) des montants levés en OTA sur la période sous revue.



















