En zone CEMAC, le volume global des nouveaux crédits consentis par le système bancaire à l’économie reste dynamique. Cela, en dépit d’une très légère baisse de 1,68 % au deuxième trimestre 2022 par rapport au trimestre précédent.
En effet, au cours du deuxième trimestre 2022, le volume global des nouveaux crédits s’est situé à 1 802,03 milliards FCFA, contre 1 832,79 milliards FCFA enregistrés au premier trimestre. Dans l’ensemble, le secteur bancaire a été le principal offreur de crédit avec 99,08 % de parts de marché (1 785,45 milliards FCFA), contre seulement 0,92 % pour les établissements financiers (16,67 milliards FCFA).
Le marché du crédit bancaire reste dominé par le Cameroun, avec 58,71% de nouveaux crédits, contre 55,35% le trimestre précédent. Le plus faible volume de crédit a été enregistré en Guinée Equatoriale (2,81 %), contrairement au trimestre précédent ou c’était la République Centrafricaine (1,39%).
Au cours de la période sous revue, les grandes entreprises (GE) et les petites et moyennes entreprises (PME) ont été les principales bénéficiaires de l’offre de crédits bancaires. A l’instar du premier trimestre 2022, les grandes entreprises ont bénéficié de 58,19 % de crédits mis en place, suivies des PME qui ont reçu 367,82 milliards FCFA, soit 20,41% du volume total.
Les crédits aux particuliers ont progressé au cours du deuxième trimestre 2022, s’élevant à 273,50 milliards FCFA contre 216,91 milliards un trimestre plus tôt, soit une progression de 26,09 % en trois mois. Les crédits aux administrations publiques ont représenté 5,68 % de l’enveloppe globale des nouveaux crédits, pour une valeur de 96,87 milliards FCFA.
La part des crédits accordés aux administrations publiques au premier trimestre 2022 était de 6,8 %, pour une valeur de 124,5 milliards. L’analyse des prêts par maturité, montre une prépondérance des crédits à court terme.
En effet, les crédits de maturités inférieures à 24 mois ont représenté 80,13 % de l’enveloppe globale. Ils sont généralement destinés au financement des besoins de consommation des ménages ou de trésorerie pour les personnes morales.
La part des prêts bancaires à moyen terme (durée comprise entre 24 et 60 mois) dans les nouveaux crédits a été de 15,81 %, tandis que celle des prêts à long terme (durée est supérieure à 60 mois) n’a représenté que 3,74 %.


















