Les premiers examens de l’accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) dégagent trois principales leçons. Ainsi, le Cameroun recevra l’équivalent de 116 millions de dollars supplémentaires en décaissements du FMI.
Apres cette étape, le total des décaissements au titre des accords s’élève à 207 millions de DTS (environ 293,2 millions de dollars).
Le deuxième enseignement est relatif à la croissance. En effet, selon le FMI, elle commence à se redresser après un ralentissement au deuxième trimestre 2020, reflétant une demande intérieure plus forte, soutenue par la reprise économique mondiale. Les perspectives économiques à moyen terme restent positives, mais dans un contexte d’incertitude considérable.
En dernier lieu, l’on retiendra que la performance au niveau du programme est mitigée. Alors que les performances macroéconomiques sont globalement satisfaisantes et que les efforts visant à promouvoir la bonne gouvernance et la transparence gagnent du terrain. Tandis que les progrès en matière de réformes structurelles accusent une certaine lenteur.
Pour rappel, les accords FEC-MEDC triennaux du Cameroun ont été approuvés le 29 juillet 2021. Ils s’articulent autour de cinq piliers.
Le premier porte sur l’atténuation des conséquences sanitaires, économiques et sociales de la pandémie tout en assurant la viabilité intérieure et extérieure.
Le deuxième consiste à renforcer la bonne gouvernance et renforcer la transparence et le cadre de la lutte contre la corruption. Le troisième est relatif à l’accélération des réformes budgétaires structurelles afin de moderniser les administrations fiscales et douanières, de mobiliser les recettes, d’améliorer la gestion des finances publiques, d’accroître l’efficience des investissements publics et de réduire les risques budgétaires liés aux entreprises publiques.
Tandis que les quatrième et cinquième piliers consistent respectivement à renforcer la gestion de la dette et réduire les facteurs de vulnérabilité liés de la dette ; et à mettre en œuvre, des réformes structurelles pour accélérer la diversification économique, renforcer la résilience et l’inclusion financière et promouvoir l’égalité des genres et une économie plus verte.



















