Malgré un environnement extérieur plus favorable, marqué par le rebond de la croissance mondiale, la hausse rapide des prix du pétrole et un soutien financier sans précédent du Fonds monétaire international (FMI), la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) a bouclé l’année 2021 dans une position extérieure fragile.
Selon le Fonds monétaire international, les réserves extérieures nettes ont chuté tout au long de 2021 pour atteindre leur plus bas niveau depuis des décennies, et les réserves brutes dépassent à peine trois mois d’importations de biens et de services.
Le lancement d’une deuxième phase de la stratégie régionale lors du sommet des chefs d’État de la CEMAC d’août 2021, a vu des engagements renouvelés pour accélérer les réformes structurelles, de transparence et de gouvernance.
La CEMAC a connu une contraction économique plus faible que prévu en 2020, car la reprise de l’activité fin 2020, soutenue par l’assouplissement des mesures de confinement et relance budgétaire plus forte.
Une reprise progressive devrait avoir commencé en 2021 avec croissance atteignant 1,9 % du PIB en 2021. Le déficit budgétaire global (hors dons) devrait se réduire de 0,5 point de pourcentage à 2,7 % du PIB en 2021 par rapport à 2020, tandis que la dette publique diminuerait de 3,8 points de pourcentage, à 56,2 % du PIB en 2021.
Au niveau national, la reprise des programmes soutenus par le FMI programmes avec le Cameroun et le Gabon et perspectives de nouveaux programmes avec le Tchad et le Congo ont contribué à obtenir des engagements en faveur de l’assainissement budgétaire et de réformes plus larges.
Des prix du pétrole plus élevés, une forte croissance mondiale et un ajustement budgétaire important devraient contribuer à des soldes extérieurs globaux et une accumulation de réserves de change plus solides en 2022.
La croissance devrait rebondir à 2,8 % en 2022, et continuer de remonter progressivement pour atteindre environ 4,1 % à moyen terme. Cela, principalement en raison d’une croissance plus forte du secteur non pétrolier, les réformes visant à améliorer la gouvernance, la transparence et le climat des affaires sont supposées s’emparer lentement.
La reprise des prix du pétrole associée à des efforts accrus de mobilisation des recettes devrait contribuer à réduire les déficits budgétaires et à réduire sensiblement les niveaux d’endettement d’ici 2024.
L’inflation devrait rester en deçà du critère de convergence régionale de 3 %, la politique monétaire resterait suffisamment serré pour soutenir la position extérieure.
Les réserves devraient atteindre l’équivalent de cinq mois d’importations d’ici 2026. Cette perspective suppose la poursuite des programmes appuyés par le FMI avec le Cameroun, le Gabon, la République centrafricaine et la Guinée équatoriale et approbation de deux programmes appuyés par le FMI avec le Tchad (2021) et le Congo (2022).



















