Dans son rapport sur la politique monétaire de la sous-région portant sur les trois premiers de l’année 2021, le Comité de politique monétaire de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) émet des perspectives plus ou moins favorables, pour la sous-région.
Pour l’année 2021, avec un cours du baril de pétrole à 58,5 dollars, la BEAC table sur des prévisions d’un taux de croissance du PIB réel de +1,9 % contre – 2,1 % en 2020, d’une accélération des pressions inflationnistes à 2,7 % en 2021, contre 2,4 % un an plus tôt, d’un recul du déficit du solde budgétaire base engagements, dons compris, de 2,9 % du PIB en 2020 à 0,4 % du PIB, et d’une diminution du déficit du compte courant de 5,4 % du PIB 2020 à 4,1 % du PIB en 2021.
Sur le plan de la monnaie, la masse monétaire croîtrait de 7,7 %, le taux de couverture extérieure de la monnaie passerait à 65,0 % et les réserves de change augmenteraient à 3,73 mois d’importations de biens et services à fin décembre 2021.
A moyen terme, grâce notamment aux réformes structurelles envisagées par les pays, la reprise économique amorcée en 2021 devrait se consolider entre 2022 et 2024, dans un contexte de croissance mondiale robuste. Ainsi, le taux de croissance réel de l’activité de la CEMAC se stabiliserait à 2,7 % en 2022 et 2023 avant de rebondir à 3,4 % en 2024, après 1,9 % en 2021, en lien principalement avec les performances du secteur non pétrolier.
Dans le même temps, la production effective se maintiendrait néanmoins en dessous de la production potentielle, tandis que les déficits budgétaire et extérieur se résorberaient progressivement.
Bien qu’il soit prévu, d’une part, que la situation de la sous-région se redresse sensiblement à moyen terme sans risque sur la stabilité des prix, et d’autre part, que le niveau des réserves de change soit encore insuffisant, le contexte actuel d’incertitudes a incité la BEAC à maintenir inchangée l’orientation accommodante de sa politique monétaire.



















